À compter du 1er janvier 2026, le salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic) sera revalorisé de 1,18 %. Le projet de décret a été examiné le 12 décembre 2025 par les partenaires sociaux et le groupe d’experts sur le Smic. Cette hausse, plus modérée que celles observées en 2022 et 2023, s'inscrit dans un contexte de ralentissement de l'inflation.
Une hausse modérée liée à une inflation en baisse
Après une revalorisation anticipée de 2 % en novembre 2024, le Smic n’a pas été réajusté en 2025. La prochaine revalorisation est donc attendue au 1er janvier 2026, comme le prévoit le Code du travail. Elle s’effectuera selon la formule légale qui prend en compte :
- l'évolution de l'indice des prix à la consommation des 20 % de ménages les plus modestes (environ + 0,6 % entre novembre 2024 et novembre 2025) ;
- et la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire ouvrier-employé (+ 0,595 % sur la période allant de septembre 2024 à septembre 2025).
En cumul, cela donnerait une hausse prévisionnelle de + 1,18 % du Smic brut, sans coup de pouce supplémentaire du gouvernement.
Quant au minimum garanti (utilisé notamment pour l’évaluation des avantages en nature et des frais professionnels), il passe de 4,22 € à 4,25 € en 2026.
Quel impact pour les salariés et les employeurs ?
Avec une augmentation de 1,18 %, le Smic brut mensuel passerait de 1 801,80 € à environ 1 823,03 €, ce qui donne environ 1 443,11 € nets pour un temps plein. Cela représenterait un gain net de 16 € par mois pour environ 2,8 millions de salariés concernés.
Ce montant reste supérieur à l’inflation prévue pour l’ensemble des ménages (environ 1 %), avec une légère amélioration du pouvoir d’achat des plus bas salaires. Et si le Smic revalorisé ne suffit pas toujours à faire face à l'accumulation de dettes, un comparateur de rachat de crédits permet d’identifier les meilleures options de rééquilibrage.
Côté employeurs, le coût global de cette revalorisation est estimé entre 25 et 35 € par mois et par salarié (charges comprises).
Depuis 2021, le Smic aura ainsi progressé de 17 % contre 15 % pour les salaires de base dans les branches. Les experts alertent néanmoins sur le rapprochement progressif entre Smic et salaire médian, qui pourrait (selon eux) freiner l’emploi des moins qualifiés. Ils appellent donc à une réflexion sur les modalités d’indexation.
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