Depuis 1er février 2026, plusieurs évolutions réglementaires impactent directement le budget des Français. Épargne moins rémunératrice, énergie légèrement moins chère, mais aussi hausses de frais bancaires et de certaines dépenses contraintes : ces ajustements, parfois minimes pris isolément, peuvent peser sur l’équilibre financier de certains foyers déjà fragilisés.
Des taux d’épargne en recul dans un contexte budgétaire plus tendu
Les produits d’épargne réglementée voient leur rémunération baisser. Le taux du livret A et du LDDS (livret de développement durable et solidaire) passe de 1,7 % à 1,5 %, tandis que celui du Livret d’épargne populaire (LEP) recule de 2,7 % à 2,5 %. Cette décision, prise par le ministère de l’Économie sur recommandation de la Banque de France, s’explique par le ralentissement de l’inflation, établie à 0,8 % sur un an en décembre 2025 selon l’Insee.
Si le gouvernement assure que ces taux restent « supérieurs à l’inflation » et permettent de préserver le pouvoir d’achat, cette baisse réduit néanmoins la capacité d’épargne des ménages. Pour certains foyers, notamment les plus modestes, cette moindre rémunération peut limiter la constitution d’une épargne de précaution, pourtant essentielle pour faire face aux imprévus et éviter une dégradation de la situation financière pouvant mener au surendettement.
Énergie : des baisses modestes mais bienvenues
Du côté de l’énergie, les évolutions sont légèrement plus favorables. La baisse de la contribution tarifaire d’acheminement (CTA) entraîne une diminution d’une dizaine d’euros par an sur l’abonnement d’électricité des ménages. Cette réduction concerne uniquement la part fixe de la facture, et non la consommation. Pour les professionnels très énergivores, l’économie peut toutefois atteindre plusieurs centaines d’euros par an.
Le prix du gaz poursuit également sa tendance baissière. En février 2026, le prix du kWh recule de 2 % pour le chauffage et de 1,5 % pour les usages cuisson et eau chaude. Des ajustements positifs, mais insuffisants pour compenser la hausse globale des autres dépenses contraintes.
Frais bancaires, péages, tabac : des charges qui s’accumulent
À l’inverse, plusieurs postes de dépenses augmentent. Les frais bancaires progresseront de 3 % en moyenne, selon l’association CLCV, tirés notamment par la hausse des frais de tenue de compte et des cartes bancaires. Les retraits dans les distributeurs d’autres banques sont également concernés.
Les péages autoroutiers augmenteront de 0,86 % en moyenne, tandis que certains paquets de cigarettes voient leur prix grimper de 10 à 20 centimes.
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