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Reste à vivre insuffisant : comment y remédier ?

L'essentiel en quelques mots

Pour augmenter votre reste à vivre, il est possible de supprimer certaines dépenses mensuelles non obligatoires, de renégocier votre prêt immobilier ou d’effectuer un rachat de crédits. Plus vous parvenez à l’augmenter, plus vous gagnez en confort financier. En effet, le reste à vivre est un indicateur précieux du niveau de vie d’un foyer. Voici ce qu’il faut savoir pour parvenir à le réduire :

  • Le reste à vivre est la somme qui reste à un ménage après déduction de ses charges.
  • Calculer son reste à vivre permet d'améliorer la gestion de votre budget. En effet, vous avez une meilleure visibilité sur vos dépenses et pouvez ainsi maîtriser votre budget.
  • Le reste à vivre exigé par les banques dépend de votre lieu de résidence et de la composition de votre foyer.
Augmenter reste à vivre insuffisant
Reste à vivre insuffisant : comment y remédier ?

Qu’est-ce que le reste à vivre ?

Le reste à vivre désigne la somme restante après avoir déduit vos charges de vos revenus. Il se calcule mois par mois. Pour faire simple, c’est ce qui reste sur votre compte bancaire pour payer les dépenses de tous les jours ; courses alimentaires ou loisirs, par exemple.

Si vous souhaitez souscrire un crédit, l’établissement que vous sollicitez devra calculer votre reste à vivre pour pouvoir statuer sur votre demande. La banque a pour obligation de vérifier que votre reste à vivre est bien suffisant avant et après la souscription du prêt.

Refus de crédit pour reste à vivre insuffisant

Lorsque la banque refuse votre demande de crédit parce qu’elle juge que votre reste à vivre est insuffisant cela signifie que le poids de vos charges dépasse les limites recommandées.

En effet, pour protéger les emprunteurs contre un déséquilibre budgétaire qui peut amener à une situation de surendettement, les établissements de prêt doivent vérifier votre taux d’endettement. Ce dernier ne doit pas dépasser 35% (assurance de prêt comprise).

Cela signifie que vos charges (nouveau crédit inclus) ne doivent pas dépasser le tiers de vos revenus environ. Autrement, votre situation est jugée à risque et votre demande de financement est rejetée.

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Bon à savoir

Quelles sont les charges prises en compte par les banques pour définir votre reste à vivre ?

Chaque organisme bancaire dispose de sa propre politique en la matière. Vous retrouvez toutefois forcément dans la liste vos mensualités de crédits, vos loyers et vos mensualités d’assurance.

Le reste à vivre pour maîtriser votre budget

Un budget équilibré passe par le calcul de votre reste à vivre. En effet, simuler votre reste à vivre va vous permettre de connaître la différence entre vos charges récurrentes et vos revenus, une information essentielle pour réussir à maîtriser son budget.

Le résultat doit représenter deux tiers de vos ressources. En dessous, vous pouvez rencontrer des difficultés financières.

Si c’est le cas, pas de panique. Il existe plusieurs solutions qui vous permettent d’améliorer votre situation. Ce peut être le fait de réduire vos dépenses ou encore regrouper vos prêts en un seul et allonger la durée de remboursement pour baisser vos mensualités.

Comment calculer son reste à vivre ?

Chaque banque possède sa propre méthode de calcul du reste à vivre. Le principe reste le même. Les organismes bancaires font la différence entre les revenus d’un foyer et ses charges.

Les charges

Généralement, l’écart de méthode intervient dans la définition des charges. Les mensualités d’emprunt sont toujours prises en compte, tout comme le loyer du logement principal. Toutes les charges imposées par la loi entrent dans le calcul du reste à vivre ; les taxes, impôts ou pensions alimentaires.

En revanche, les charges courantes ne sont pas forcément prises en compte dans le calcul. Cela peut par exemple comprendre :

Ainsi, si ces dépenses ne sont pas prises en compte dans le calcul du reste à vivre, alors cela signifie que c’est ce reste à vivre qui servira à les payer. C’est la raison pour laquelle il faut faire preuve de vigilance dans son calcul, notamment si les charges récurrentes comme les factures énergétiques n’y sont pas incluses.

Les revenus

Les revenus pris en compte sont quant à eux bien souvent les mêmes d’un établissement à l’autre. Il s’agit des ressources “certaines” du foyer. Il peut s’agir du salaire, des revenus fonciers ou de dividendes, par exemple.

Mme Jenlain gagne 3 200 € par mois. Elle est propriétaire d’un appartement qu’elle loue et qui lui rapporte 500 € par mois. Elle a un prêt immobilier pour l’achat de sa résidence principale dont la mensualité est de 800 €. Elle paie 390 € d’impôt sur le revenu. Elle paye 200 € chaque mois pour payer la cantine de sa fille. Sa facture d’électricité est de 100 € et celle de gaz est de 50 €. Elle dépense 300 € en courses alimentaires.

  • Le revenu de Mme J. est de 3 600 € (3 200 € + 80 % de 500 €).
  • Les charges de Mme J. sont de 1 190 € (impôt sur le revenu et crédit immobilier).
  • Son reste à vivre est de 2 410 € (revenus (3 600 €) - charges (1190 €)). 
  • La cantine et les courses alimentaires n’entrent pas dans le calcul du reste à vivre.
  • La facture d’électricité et celle de gaz peut être prise en compte ou non par une banque, en fonction de sa méthode de calcul.
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Bon à savoir

La méthode suivie par la commission de surendettement qui se distingue de celle adoptée par les banques. Pour la commission, le reste à vivre représente la quotité insaisissable dans le cadre du remboursement de dettes. En d’autres termes, le reste à vivre correspond au montant qui permet de faire face aux dépenses incompressibles comme le loyer, les factures d’énergie, etc. Cette notion de quotité insaisissable est encadrée par les articles L.731-1 et 731-2 du Code de la consommation. Ainsi, le reste à vivre ne peut être inférieur au montant du revenu de solidarité active (RSA) et varie en fonction du nombre de personnes qui composent le foyer.

Pourquoi augmenter son reste à vivre ?

Le reste à vivre est la somme d'argent dont dispose une personne ou un ménage emprunteur une fois payées l'ensemble de ses charges récurrentes, crédits compris.

L’indicateur permet donc de s'assurer d’avoir une bonne qualité de vie au quotidien. Plus il est important, plus vous pouvez dépenser ou mettre de côté chaque mois.

Au-delà de cet aspect financier quotidien, l'évaluation du reste à vivre est une opération importante pour les banques et autres établissements de crédit. Si elle s'avère trop faible, votre demande de crédit immobilier sera refusée. On peut même dire que la capacité d'emprunt d'un ménage ou d'une personne dépend parfois autant de son reste à vivre que de son taux d'endettement.

En bref, un reste à vivre confortable permet de compenser un taux d’endettement important. C’est un indice pour les banques de la bonne santé financière d’un ménage.

Notez aussi que le niveau de vos charges incompressibles est un critère important pour les organismes bancaires. Si vous avez un fort reste à vivre avec peu de charges fixes (pas d’emprunt, pas de pension alimentaire …), alors votre dossier a des chances d’être apprécié par les banques.

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Bon à savoir

Votre capacité d’épargne et votre bonne gestion financière sur le long terme ont également un impact sur la décision finale des établissements bancaires.

Quelles solutions pour augmenter son reste à vivre ?

Vous avez un projet à financer, mais votre reste à vivre est limité ? Plusieurs solutions existent pour l’améliorer.

Quel est le reste à vivre idéal pour votre foyer  ?

Les banques exigent un reste à vivre minimum pour accepter une offre de prêt. Cet indicateur leur fournit un indice sur votre capacité à faire face au remboursement sans difficulté.

Nous l’avons vu, en soustrayant les charges (mensualités de crédit, loyers, pension alimentaire, etc.) des revenus, on obtient le reste à vivre.

Cependant, d’autres éléments entrent dans le calcul et permettent de définir plus exactement le montant disponible après paiement des charges. C’est le cas du lieu de résidence, par exemple. En effet, le coût de la vie diffère selon la zone où vous habitez. Ainsi, dans les grandes villes, le logement ou les transports coûtent plus cher qu’à la campagne. Un organisme bancaire est plus exigeant sur le montant de reste à vivre auprès de ses clients citadins.

La composition de votre foyer a aussi un impact.  Les dépenses mensuelles d’un foyer augmentent en fonction du nombre de personnes qui le composent.

En moyenne, le reste à vivre idéal s’élève environ à  :

Ainsi, pour une famille de 4 personnes (1 couple et 2 enfants), le reste à vivre idéal se situe entre 1 400 € et 2 500 €.

Pour une famille monoparentale (1 adulte et 1 enfant), le reste à vivre idéal se situe entre 900 € et 1 500 €.

Renseignez-vous auprès de votre banque pour connaître le seuil de reste à vivre appliqué. L’indicateur est fixé librement par l’établissement en fonction de sa politique commerciale.

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