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Réforme du CMG : une majorité de familles pénalisées ?

Réforme du CMG
Réforme du CMG : une majorité de familles pénalisées ?

La réforme du complément de libre choix du mode de garde (CMG), entrée en vigueur le 1er septembre 2025, visait à mieux soutenir les familles et à rapprocher les coûts entre les différents modes de garde. Six mois plus tard, les premiers bilans pointent une majorité de foyers perdants.

Plus d'un foyer sur deux perdant selon les premières évaluations

D'après l'Observatoire national de la petite enfance (Onape), 55 % des familles seraient désavantagées par la réforme. Dans le détail, 39 % des bénéficiaires ont subi une baisse immédiate de leur aide, tandis que 16 % subissent cette diminution partiellement compensée de manière temporaire.

Selon ces mêmes données, le coût de la garde via une assistante maternelle augmente pour une majorité de foyers, avec des pertes pouvant dépasser 150 € par mois. L'Unaf, qui a recueilli près de 1 800 témoignages de parents, estime même que 63 % des répondants se déclarent perdants.

Ces évolutions touchent particulièrement les classes moyennes, les couples biactifs et les familles monoparentales, pourtant ciblées par les objectifs initiaux de cette réforme.

Un impact direct sur l'emploi et la natalité

Au-delà des chiffres, les conséquences sur l'organisation des familles apparaissent significatives. Selon l'enquête de l'Unaf, 12 % des parents déclarent avoir déjà réduit les heures de garde de leur enfant, tandis que 30 % envisagent de le faire. Par ailleurs, 35 % des répondants indiquent avoir modifié leur organisation professionnelle (diminution du temps de travail, nouveaux horaires ou nouvel emploi à proximité du lieu de résidence des grands-parents).

La réforme produit également des effets sur les projets familiaux : plus d'un quart des parents concernés déclarent reporter ou abandonner un projet d'enfant, en raison du coût jugé trop élevé de la garde.

Une pression s'accumulant sur le budget des ménages

Cette réforme, suscitant une hausse globale des dépenses liées à la petite enfance, intervient alors que de nombreux foyers opèrent déjà des arbitrages financiers. Le coût de la garde devient un poste de dépense susceptible d'impacter l'équilibre financier des ménages. Dans ce cas précis, des options comme le rachat de crédits peuvent être envisagées pour réorganiser et diminuer les charges financières mensuelles. Cela se fait néanmoins en contrepartie d'un coût total plus important sur l'ensemble de l'opération.

Face à ces constats, l'Unaf recommande notamment de plafonner le reste à charge des familles et d'adapter les aides au coût réel des modes de garde. L'évolution du dispositif devrait faire l'objet de nouvelles évaluations dans les prochains mois.

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