En France, selon le SDES (Service des données et études statistiques) les dépenses des locataires pour le logement représentaient 25,2 % de leurs revenus en 2020. Cette charge changeait en fonction du lieu du foyer et des revenus que ce dernier dégage.
Le budget logement chez les locataires
En 2020, les locataires ont dépensé en moyenne 25,2 % de leurs revenus pour leur habitation. Dans le détail, les trois quarts servaient à payer le loyer et le reste était réservé pour les dépenses d’énergie, d’eau, les dépenses collectives et les potentielles taxes.
Ce pourcentage différait lorsque les locataires n’avaient pas accès aux aides au logement. La part était passée de 25,2 %, pour les ménages ayant ce soutien financier, à 28,5 % pour ceux qui n’y sont pas éligibles.
Au niveau des loyers moyens, ils avaient très peu progressé (1,1 % par an en moyenne) entre 2013 et 2020, en comparaison aux revenus des locataires qui avait connu une hausse plus importante (1,8 %) grâce à une bonne activité économique.
Pour le reste des dépenses, elles avaient aussi connu des évolutions modérées, voire même des baisses pour certaines. En 7 années, le budget moyen dédié à l’énergie (électricité, fioul, gaz...) avait baissé de 2,3 %. À contrario, les dépenses d’eau avaient progressé de 18,6 %, sans pour autant avoir un gros impact sur le budget.
Enfin, la taxe d’habitation des locataires, supprimée aux résidences principales depuis 2023, avait diminué de 56 % sur cette même période. Ces changements avaient permis aux occupants d’avoir un reste à vivre plus important et ainsi un pouvoir d’achat renforcé.
Un taux d’effort qui évolue en fonction du foyer et de ses revenus
La part des dépenses pour le logement n'était pas la même en fonction du parc locatif immobilier ou encore des revenus du foyer.
Dans le parc privé, le taux d’effort était plus élevé (26,5 % du budget locataire) que dans le parc social (23,1 %) du fait de la contraction des dépenses d'énergie et de la taxe d’habitation en 2020.
En outre, ce budget avait aussi été impacté par les revenus des ménages. Chez les 10 % des locataires les plus modestes, la part s’établissait à 59,2 % sans aides au logement et 40,7 % avec.
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