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Assurance Maladie : les Français veulent réduire la dette, mais pas à n'importe quel prix

Sécurité sociale
Assurance Maladie : les Français veulent réduire la dette, mais pas à n'importe quel prix

Le constat est presque unanime selon une étude partagée par Elba le 30 juillet dernier. Désormais, 84 % des Français considèrent qu’il est urgent de réduire la dette publique, soit deux points de plus qu’en octobre 2024 et huit points supplémentaires par rapport à mai 2023. Parmi eux, 40 % jugent même la situation «très urgente».

Une inquiétude qui augmente avec l’âge :

  • 26 % des 18-24 ans jugent la réduction de la dette «très urgente»;
  • contre 50 % des 65 ans et plus.

Mais dès qu’il est question de l’Assurance Maladie, les avis sont beaucoup plus partagés. La moitié ou presque (49 %) estime que le système peut continuer à fonctionner avec le même niveau de prise en charge des soins et des arrêts maladie. Et ils sont tout autant à considérer que des économies seront nécessaires dans les années à venir.

L’âge fait là encore la différence. 64 % des 18-34 ans pensent que le système actuel peut perdurer, tandis que 60 % des 65 ans et plus estiment qu’il ne pourra pas continuer à fonctionner de la même manière.

Les Français ne veulent pas toucher aux soins dentaires

Faire des économies, oui, mais pas sur tous les remboursements. Parmi les mesures annoncées le 23 juillet par la ministre de la Santé Stéphanie Rist, certaines passent particulièrement mal. C’est le cas de la baisse du remboursement des consultations chez le chirurgien-dentiste de 60 à 50 %. Pas moins de 76 % des Français la jugent inacceptable, malgré les difficultés financières de l’Assurance Maladie. Même opposition au doublement du plafond annuel des franchises médicales, de 100 à 200 euros : 60 % des personnes interrogées refusent cette mesure.

Les Français sont davantage partagés sur les autres pistes : 

  • 53 % refusent la baisse de 55 à 50 % du remboursement des transports sanitaires, contre 46 % qui l’acceptent;
  • 52 % approuvent en revanche une moindre prise en charge des médicaments jugés moins efficaces, contre 47 % qui la rejettent.

Les retraités épargnés par l’opinion

Autre piste qui peine à convaincre : la contribution des retraités à la réduction du déficit. Pas moins de 81 % considèrent qu’il serait injuste de leur demander davantage d’efforts. Et les retraités ne sont pas les seuls à défendre cette position. Si 92 % d’entre eux refusent une contribution supérieure, 77 % des actifs partagent également cet avis.

À noter qu'en plus de la Sécurité social, un particulier dispose d'autres mécanismes pour préserver au mieux sa situation financière en cas de problème de santé. C'est notamment le cas des complémentaires, mais aussi, pour ceux engagés dans le remboursement d'un prêt immobilier, de l'assurance emprunteur.

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