Tandis que les tensions au Moyen-Orient impactent fortement la hausse des prix du carburant, Odoxa rapporte dans une étude récente qu’une hausse de plus de 40 centimes au litre pour le gasoil, et de plus de 30 centimes pour l’essence a déjà été enregistrée depuis le mois dernier. Face à cette situation, le Gouvernement a décidé de réagir et de mettre en place un « Prêt flash Carburant » pour aider les TPE et PME les plus exposées.
Fonctionnement et conditions du nouveau prêt Flash Carburant
Dans le détail, ce dispositif est mis en place avec l’aide de Bpifrance et s’adresse donc aux TPE et PME des secteurs des transports, de l’agriculture et de la pêche.
Pour en bénéficier, il faut que la TPE ou PME réponde aux critères suivants :
- créée il y a plus d'un an ;
- dépenses de carburant représentant au minimum 5 % du chiffre d'affaires,
- exercer une activité dans l’un des secteurs éligibles : transports, agriculture ou pêche ;
- disposer d'un compte bancaire professionnel et fournir ses données (relevés de compte par exemple) à Bpifrance.
Pour faire sa demande d’aide, il suffit simplement de déposer un dossier en ligne sur le site prévu à cet effet, à partir du 13 avril. La mise à disposition des fonds devrait se faire sous 7 jours, annonce le Gouvernement.
Dans le détail, le prêt Flash Carburant c’est :
- entre 5 000 € et 50 000 € de montant d’emprunt ;
- une durée de remboursement allant jusqu’à 36 mois, avec 12 mois de différé d’amortissement du capital ;
- au taux d’intérêt fixe de 3,8 % ;
- sans garantie demandée.
Une aide jugée insuffisante face à la précarité financière des ménages
Si ce nouveau dispositif répond déjà à un besoin des TPE et PME, il n’en reste pas moins limité. En effet, selon une étude récente menée par Odoxa, déjà 83 % des Français se disent touchés par la hausse du prix du carburant, dont 42 % fortement. Evidemment, les foyers les plus modestes y sont les plus sensibles.
Toujours dans cette même étude, il est annoncé que 58 % des sondés ont déjà dû s’adapter à la crise. Parmi eux, 37 % ont dû changer de mode de transport, 42 % ont dû renoncer à certains déplacements et 23 % annoncent même avoir eu du mal à trouver du carburant.
Avec un tel impact, il est logique de voir les Français demander une réaction de la part du Gouvernement. Odoxa rapporte que 75 % des sondés attendent une action concrète de la part du Gouvernement. Dont plus de la moitié une baisse de la TVA sur le carburant.
Une tension budgétaire qui se reflète également sur l’humeur des Français. Alors que la Banque de France a enregistré 148 013 dépôts de dossiers de surendettement en 2025 (en hausse de près de 10 %), l’envolée des prix à la pompe apparaît comme un potentiel facteur de bascule pour de nombreux foyers. Cette situation pousse désormais près de 4 sondés sur 5 à redouter un mouvement de colère sociale du type "Gilets Jaunes".
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