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Inflation alimentaire : pourquoi les prix pourraient repartir à la hausse dans les supermarchés

Pourquoi les prix pourraient repartir à la hausse dans les supermarchés ?
Inflation alimentaire : pourquoi les prix pourraient repartir à la hausse dans les supermarchés

Après le choc inflationniste provoqué par la guerre en Ukraine en 2022 et 2023, les prix alimentaires semblaient enfin se stabiliser en France. Début 2026, ils n’augmentaient plus que de 1 % sur un an selon les relevés publiés par Que Choisir Ensemble, l’association de consommateurs. Mais cette accalmie pourrait être de courte durée. Dans un article consacré aux mécanismes de fixation des prix alimentaires, l’association alerte sur le risque d’une nouvelle poussée inflationniste liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Derrière l’évolution des prix en rayon, toute une chaîne économique est en effet impactée, des exploitations agricoles jusqu’aux industriels et distributeurs. Un sujet qui pourrait rapidement redevenir central pour les ménages cherchant à mieux gérer leur budget.

Des coûts agricoles de nouveau sous tension

Selon l’analyse publiée par Que Choisir Ensemble, la hausse des prix alimentaires trouve d’abord son origine dans les coûts de production agricole. Plusieurs facteurs se combinent actuellement pour alourdir les charges des exploitants.

Le carburant, indispensable aux machines agricoles, a fortement progressé. Le gazole non routier affiche ainsi une hausse de 50 % depuis le 27 février. Même tendance pour les engrais : la solution azotée a doublé sur un an tandis que l’ammonitrate 33.5 grimpe de 50 %. Or, leur fabrication dépend fortement du gaz naturel.

Les conditions climatiques aggravent également la situation. Le café et le cacao ont déjà subi des tensions liées aux mauvaises récoltes, tandis que les plaines américaines souffrent actuellement d’un manque de pluie qui menace les cultures de blé.

Industriels et distributeurs sous pression

L’article de Que Choisir Ensemble rappelle que les industriels agroalimentaires doivent ensuite absorber (ou répercuter) l’augmentation des coûts des matières premières, de l’énergie, des emballages et du transport.

Certains groupes commencent déjà à préparer le terrain. Lactalis a reconnu publiquement une hausse de ses coûts et expliqué qu’il faudrait « répercuter ça auprès de nos clients ». Chez Danone, le ton se veut plus mesuré, même si le groupe évoque lui aussi des « pressions inflationnistes » liées au conflit au Moyen-Orient.

Plusieurs professionnels du secteur interrogés par Que Choisir Ensemble estiment désormais qu’une hausse des prix de 4 % pourrait intervenir dans les prochains mois, avec des écarts selon les rayons.

Un retour progressif de l’inflation alimentaire

En France, les prix entre industriels et distributeurs sont négociés chaque année dans le cadre des lois Egalim. Pour 2026, les discussions s’étaient conclues sur une hausse limitée d’environ 1 %, rappelle Que Choisir Ensemble. Mais ces accords ont été finalisés avant la flambée récente des coûts de l’énergie et des engrais.

Or, les contrats prévoient des mécanismes permettant de réviser les prix en cas de fortes variations des matières premières. Certains distributeurs n’excluent donc pas de nouvelles négociations dans les mois à venir.

D’après Que Choisir Ensemble, les premiers rayons susceptibles d’être touchés seraient ceux des produits frais, notamment la crèmerie, particulièrement dépendante des coûts énergétiques et agricoles. Les produits d’épicerie, d’hygiène et de droguerie pourraient ensuite suivre.

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