Conséquence directe du conflit au Moyen-Orient : la hausse des prix du gaz devrait se répercuter très prochainement sur la facture énergétique des ménages.
La conflit iranien, moteur de l’inflation
En plus de contribuer à la flambée des prix du pétrole, la guerre au Moyen-Orient a une incidence directe sur l’évolution des coûts du gaz. Selon un article de BFMTV publié le 19 mars dernier, on apprend en effet qu'une frappe sur le plus grand site de production de gaz naturel liquéfié au monde - situé au Qatar - a entraîné une hausse de 35 % sur le cours du gaz européen, « atteignant les 70 euros le mégawattheure ».
Une inflation modérée à venir
Invitée sur le plateau de RMC vendredi 20 mars, Emmanuelle Wargon, Présidente de la commission de régulation de l’énergie (CRE) a dans un premier temps confirmé que le conflit iranien jouait fortement sur l’évolution des tarifs : « Le gaz, on en dépend parce qu’on l’importe. Donc quand ça monte sur les marchés de gros, ça monte pour les Français ».
L’ancienne ministre a par la suite tenu à rassurer les ménages, invoquant une hausse des prix limitée en mai, rappelant notamment que « ce n’est pas la saison du chauffage ». Au moment de rentrer dans les détails, Emmanuelle Wargon tient à se montrer rassurante : « Ça ne sera pas gigantesque. Ça ne sera pas plus 35%. On est dans la zone des 15% ».
Dans des propos relayés par Marianne, François Carlier, délégué général de l'Association nationale des consommateurs et usager (CLCV), abonde dans la même direction : « Puisqu'on ne chauffe plus, le coût du gaz ne devrait varier que de quelques euros entre avril et septembre pour la cuisson. Ce sont plutôt les industriels qui vont être touchés ».
De quoi a priori amoindrir le choc sur la facture et permettre aux ménages de gérer leur budget sans crainte. Du moins, dans un premier temps. En effet, la présidente de la CRE souligne qu’en cas de prolongement du conflit, des répercussions plus graves sont à envisager.
Les prix de l’électricité a priori pas concernés
Toujours au micro de RMC, Emmanuelle Wargon s’est montrée rassurante quant à une potentielle inflation sur les tarifs de l’électricité. La production française étant en grande partie alimentée par le nucléaire et le renouvelable, les conséquences du conflit iranien ne devraient pas se répercuter sur le marché. Selon la Présidente de la CRE, le coût de l’électricité « ne bougera pas, que ce soit au tarif réglementé ou dans les offres libres ».
Prix repère du gaz : comment est-il calculé ?
C’est la Commission de régulation de l’énergie (CRE) qui publie de manière mensuelle les prix repère de vente de gaz naturel. Sur son site internet, la CRE stipule que la tarification « reflète une estimation moyenne des coûts supportés par les fournisseurs au titre de la fourniture de gaz naturel pour un client résidentiel ».
Pour aller plus loin, la Commission précise que les tarifs appliqués intègrent différents coûts, parmi lesquels :
- les frais d’approvisionnement (le coût de l’énergie sur le marché de gros) ;
- les frais commerciaux ;
- les frais d’acheminement ;
- les frais de stockage ;
- la rémunération des prestataires.
L’ensemble de ces variables explique l’évolution à la hausse des prix du gaz naturel dans un contexte géopolitique tendu. Toutefois, la CRE tient également à rappeler que ces prix repère ont simplement un « caractère indicatif que les fournisseurs construisent librement leurs offres en fonction de leurs conditions d’approvisionnement, de leurs choix commerciaux, mais aussi des conditions contractuelles qu’ils proposent ».
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