Le baromètre d'Empruntis vient de paraître : en juin, le marché du crédit immobilier affiche une stabilité de surface, mais des stratégies très hétérogènes entre établissements. Si peu de banques ont modifié leur positionnement en ce début de mois, les écarts entre les offres se creusent au profit des emprunteurs les mieux préparés.
Jusqu'à 2,70 % pour certains projets
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Durée d’emprunt |
Taux moyen |
Variation mensuelle |
|---|---|---|
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10 ans |
3,25 % |
+0,05 points de base |
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15 ans |
3,35 % |
inchangé |
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20 ans |
3,45 % |
inchangé |
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25 ans |
3,55 % |
inchangé |
Les taux moyens restent globalement stables par rapport à mai, à l'exception du 10 ans qui progresse légèrement. Cette quasi-immobilité des moyennes ne doit pas masquer une réalité plus contrastée : certains établissements adoptent des ajustements haussiers ponctuels, quand d'autres maintiennent des positions très offensives pour ne pas freiner la production de crédits.
Du côté des taux les plus bas, ceux accordés aux profils les plus solides, on observe une stabilité remarquable, tous segments confondus :
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Durée d’emprunt |
Taux moyen |
Variation mensuelle |
|---|---|---|
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10 ans |
2,70 % |
inchangé |
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15 ans |
2,85 % |
inchangé |
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20 ans |
3 % |
inchangé |
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25 ans |
3,20 % |
-0,05 points de base |
Dans un contexte de volatilité, le maintien de ces niveaux de taux minimaux témoigne de la volonté des banques les plus dynamiques de continuer à capter les bons dossiers. C'est une opportunité réelle pour les emprunteurs bien préparés, qui peuvent aujourd'hui bénéficier de conditions bien en deçà des moyennes du marché.
Comme l'analyse Caroline Pasquereau, directrice de la communication et du marketing d'Empruntis : « Le marché du crédit immobilier reste globalement stable en apparence en ce mois de juin, mais cette stabilité masque une réalité plus nuancée. Peu d'établissements bancaires ont modifié leur positionnement en ce début de mois.
Ceux qui l'ont fait présentent des évolutions de taux hétérogènes, avec des stratégies qui divergent entre ajustements haussiers ponctuels et positions très offensives. Dans un contexte marqué par la volatilité des marchés obligataires, nous observons des écarts significatifs entre les offres au profit des emprunteurs et notamment pour les mieux préparés. Dans ce contexte, la qualité du dossier et l'accompagnement restent déterminants pour accéder aux meilleures conditions de financement. »
Les secundo-accédants boudent le prêt relais
Seulement 26 % des secundo-accédants ont recours à un prêt relais en 2026, contre 37 % un an auparavant. Une baisse significative qui mérite attention.
Ce recul s'explique notamment par des projets mieux anticipés et un meilleur alignement entre vente, apport et budget d'acquisition. Autrement dit, les ménages qui revendent pour racheter gèrent désormais leur transition de façon plus rigoureuse, souvent en calant la chronologie de leur vente sur leur projet d'achat.
Le prêt relais reste un outil clé du parcours résidentiel, mais il est désormais mobilisé de façon plus sélective et stratégique pour sécuriser les transitions entre deux biens. Loin d'être obsolète, il s'impose comme un levier de dernier recours ou de confort, plutôt qu'un réflexe systématique.
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