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DPE : 9 logements sur 10 sont inadaptés aux fortes chaleurs

LE DPE ne mesure pas le confort d'un logement en été
DPE : 9 logements sur 10 sont inadaptés aux fortes chaleurs

Avec la rentrée revient le beau temps. Après des épisodes de canicule record en France, le mois de septembre s'annonce lui aussi chaud. Pourtant, même avec un diagnostic de performance énergétique noté A, nombreux sont ceux qui suffoquent chez eux. C'est ce que révèle une étude menée en août 2026 par Kiwidiag : 9 logements sur 10 ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs. 

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Taux Empruntis relevés le 16/10/2026

L'été : l'angle mort du DPE

D'après le SDES, le diagnostic de performance énergétique des résidences principales moyen en 2025 est de D à 33,7 %, suivi de C à 27,2 % en 2025. Il ne s’agit pas de mauvaises notes, pour autant, même notés A, ces logements peuvent devenir des bouilloires thermiques en été. 

Le diagnostic de performance énergétique mesure la consommation d'énergie d'un logement (chauffage, éclairage, eau chaude, etc.) ainsi que ses émissions de gaz à effet de serre et lui attribue une note allant de A (très performant) à G (passoire thermique). Cette note évalue surtout la capacité d'un logement à conserver la chaleur en hiver, mais pas celle à rester frais en été. 

Un indicateur « confort d’été » facultatif  

Il existe pourtant bien un indicateur qui évalue le confort d'été sur trois niveaux : bon, moyen ou insuffisant. Il prend en compte plusieurs critères : l'isolation de la toiture, l'épaisseur et la composition des murs et des planchers, les protections solaires extérieures (comme la présence de volets ou de stores), la capacité du logement à renouveler son air, ainsi que la présence d'appareils fixes aidant à abaisser la température. 

Mais cet indicateur n'est pas nécessairement pris en compte dans la note du DPE. Autrement dit, un logement noté A peut malgré tout être une bouilloire thermique, puisque le confort d'été n'entre pas dans le calcul de sa notation. 

Résultat, les cabinets Pouget Consultants et IGNES, relayés dans l'étude de Kiwidiag, estiment que 9 logements sur 10 ne sont pas adaptés aux fortes chaleurs. Seuls 10 % des habitats obtiennent un confort d'été jugé « bon ». 

Une chaleur pourtant inquiétante 

D'après Franceinfo, l'été 2026 a été le plus chaud en France depuis 1950, avec une température moyenne de 24 °C dans l'Hexagone. Selon Santé publique France, entre le 17 juin et le 2 juillet, 5 764 décès de toutes causes ont été recensés, avec une surmortalité de 36 % en moins d'un mois. Alors qu'un logement sur deux présente un confort d'été insuffisant, ce sont les ménages les plus pauvres qui sont deux fois plus touchés, d'après la Fondation pour le logement, citée dans l'étude. 

La RE2020 a rendu le confort d'été « obligatoire et contraignant », mais seulement pour les constructions neuves, un secteur souvent hors de portée des ménages modestes, qui peinent déjà à obtenir un prêt immobilier. Pour les logements anciens, en juillet, le Sénat a adopté en première lecture le projet de loi Relance et décentralisation du logement. Pour l'heure, aucun texte réglementaire n'a été rédigé.

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