Alors que l’élection présidentielle de 2027 se rapproche, l’Institut Montaigne publie 25 notes thématiques, dont l’une porte sur le logement. Un document de 82 pages, qui fait le point sur l’état du marché immobilier en France, ainsi que sur les recommandations à suivre.
Le logement devrait être un élément central de l'élection, il représente 28 % du budget des ménages en 2025, contre 20 % en 1986. C’est le premier poste de dépenses des foyers. Et il représente 43 milliards d’euros de dépenses publiques en 2024, soit 1,5 % du PIB français.
Taux Empruntis relevés le 02/11/2026
Le logement s’invite dans la présidentielle 2027
Les représentants des grands groupes et syndicats immobiliers se félicitent de la place de l’immobilier prise dans les débats de la future élection. Une place justifiée, quand on observe le coût que représente le logement pour les foyers français. Un coût de plus en plus important, illustré par exemple par une augmentation du prix des logements anciens de 27 % entre 2016 et 2026. Un accès au logement qui se complique pour les ménages les plus modestes, avec des prix qui s’envolent et des taux immobiliers en hausse.
La solution de repli des logements sociaux se retrouve saturée de demande : 2,9 millions de ménages attendent un logement social au 30 juin 2026, et le taux de rotation du parc social est tombé à 7 % en 2024, alors qu’il était de 12,5 % en 1999. Une attraction du parc social qui s’explique par les coûts du parc privé : les locataires modestes du parc privé consacrent 42 % de leurs revenus au logement.
La recommandation de l’institut
L'institut est clair : “La poursuite de ce modèle doit être écartée”. Dos au mur, le marché immobilier doit se renouveler, pour garantir un accès à la propriété aux Français. Plusieurs axes sont envisagés pour relancer le marché.
Premièrement, la construction : l’Institut plaide pour des investissements dans la construction ainsi qu’une facilitation pour mettre en place ces dernières, afin que “construire devienne la règle et l’interdiction l’exception”. Cela passant notamment par un droit national de construire en zone tendue et un objectif de 80 000 à 100 000 logements issus de bureaux vacants en 5 ans.
Ensuite, l’Institut recommande de faire circuler le capital plus facilement. Notamment en supprimant les droits de mutation pour les primo-accédants jusqu’à 250 000 €, représentant une économie d’environ 15 000 €. Une des propositions est aussi de développer le bail réel solidaire.
Le parc social devrait aussi être revu. Des plafonds recentrés sur le tiers le plus modeste, un bail de 6 ans pour les nouveaux entrants, un droit d’achat HLM, un objectif de 500 000 ventes sur le mandat et des APL du parc social supprimées par quart sur 4 ans.
Enfin, l’Institut plaide aussi pour une réduction des contraintes. Notamment en renforçant le statut fiscal universel du bailleur privé, en proposant un encadrement des loyers transitoires et une taxe renforcée sur les vacances locatives.
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