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Immobilier : une année 2026 en deçà des attentes du secteur

Conférence de presse SeLoger septembre 2026
Immobilier : une année 2026 en deçà des attentes du secteur

Lors de sa conférence de presse annuelle, ce 2 septembre, SeLoger a fait le point sur l’état du marché et partagé ses prédictionsle point sur l’état du marché et de partager ses prédictions pour la fin de l’année 2026 et 2027. Du côté de l’ancien, le marché se stabilise, mais reste tout de même à un niveau élevé, tandis que l’immobilier neuf vit une situation plus difficile. 

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Taux Empruntis relevés le 03/09/2026

Le marché de l’ancien se stabilise

L’accélération de la reprise attendue en 2026 a laissé place à une stabilisation du marché. Toutefois, Thomas Lefebvre, directeur scientifique pour SeLoger et Meilleurs Agents, précise que cela reste « un marché solide, avec une prédiction de 955 000 transactions d’ici la fin de l’année, ainsi, 2026 est la 7e meilleure année du siècle ». 

Cependant, ces chiffres sont identiques à ceux de l’année dernière : aucune évolution n’a été relevée. Thomas Lefebvre explique : « Les indicateurs étant tous au vert au début de l’année, nous nous attendions à ce que cette croissance continue, voire qu’elle s’amplifie. Or, cette dynamique s’est arrêtée en 2025. »

Concernant les prix, le constat est le même : après le redressement de 2025, les tarifs de l’immobilier sont stables sur un an. Paris affiche une évolution nulle, tandis que les dix plus grandes villes de province reculent légèrement de 0,4 % en 2026.

Toutefois, des différences importantes sont notables d’un territoire à l’autre, comme le souligne l'expert : « Il n’y a pas un seul marché immobilier, mais plein de petits marchés partout en France ». En effet, certaines grandes métropoles voient leurs prix baisser : Montpellier (- 2,2 %), Nantes (- 2,1 %) ou encore Nice (- 1,4 %). À l’inverse, Bordeaux (+ 2,6 %) et Rennes (+ 2,5 %) progressent.

Une situation critique pour le neuf

Du côté de l’immobilier neuf, la situation est « beaucoup plus critique », explique Thomas Lefebvre. Si l’ancien est stabilisé à des niveaux élevés, ceux du neuf sont historiquement faibles. Aujourd’hui, les réservations de logements collectifs neufs évoluent autour de 15 000 à 16 000 par trimestre. À titre comparatif, durant la période précédant le Covid, nous étions à 30 000 réservations par trimestre.

Selon SeLoger, cette crise s’explique notamment par la hausse brutale des taux immobiliers en 2022, qui a repoussé les accédants, puis par l’arrêt du dispositif Pinel fin 2024. Pour le moment, les mesures mises en place pour aider le marché du neuf à se remettre sur pied, telles que l’élargissement du PTZ ou encore le dispositif Jeanbrun, ne sont pas suffisantes.

Une année 2026 décevante

La fin de l’année 2025 laissait penser à une année 2026 marquée par une accélération de la reprise du marché immobilier, accompagnée d’une amélioration des conditions de crédit. Le choc pétrolier provoqué par le conflit au Moyen-Orient est venu chambouler ces prévisions en provoquant une remontée des taux inattendue.

Cette inversion de tendance a dégradé le pouvoir d’achat immobilier des Français. Aujourd’hui, un ménage peut acheter 69 m² en moyenne, soit 2 m² de moins que l’an passé et 11 m² par rapport à 2020.

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