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DPE : deux baromètres 2026 épinglent la fiabilité et les confort d'été des logements

DPE 2026 : fiabilité er confort d'été des logements
DPE : deux baromètres 2026 épinglent la fiabilité et les confort d'été des logements

Le diagnostic de performance énergétique (DPE) pèse de plus en plus sur les décisions d’achat immobilier. Deux baromètres publiés en juillet 2026 par OneDpe et fondés sur la base de données publique de l’Ademe, éclairent ses limites et invitent à une lecture plus attentive du document avant de signer.

11 % des logements ont un diagnostic à la cohérence douteuse

Selon le baromètre de fiabilité du DPE 2026, réalisé à partir de 689 279 diagnostics de logements issus de la base ouverte de l’Ademe, 11,1 % des DPE analysés portent au moins une incohérence majeure. L’étude précise qu’une incohérence n’est pas une preuve de fraude, mais un écart statistique entre les données saisies et ce que la physique du bâtiment laisse attendre, imposant donc une vérification.

Le résultat le plus contre-intuitif concerne le bâti récent : les logements construits après 2013 affichent un taux d’incohérence de 36 % contre 5 à 6 % pour le bâti d’avant 1948, soit sept fois plus. Les classes A et B, réputées les plus performantes, ne sont pas les plus fiables non plus, avec des taux respectifs de 19,7 % et 27,9 %, contre 4 à 6 % pour les classes intermédiaires D, E et F. Les appartements sont par ailleurs 3,5 fois plus exposés que les maisons à ce type d’anomalie, avec un taux de 14,3 % contre 4,1 %.

Quatre logements sur dix mal préparés à la chaleur

Le second baromètre, réalisé à partir de 11,2 millions de DPE, porte sur le confort d’été, un indicateur du diagnostic qui évalue la capacité d’un logement à limiter la surchauffe en été. 40,2 % des logements sont déclarés insuffisants sur ce critère, contre seulement 16,6 % jugés bons. L’étude souligne une limite importante de cet indicateur officiel, défini à l’annexe 9 de l’arrêté du 31 mars 2021 : il évalue uniquement les caractéristiques du bâtiment (protections solaires, isolation, inertie, caractère traversant…), sans tenir compte du climat local ni de l’îlot de chaleur urbain éventuel.

Le classement officiel désigne les Hauts-de-France comme les plus concernés, alors qu’en intégrant le climat, le risque réel de surchauffe bascule vers l’arc méditerranéen et Paris. Des villes comme Nice ou Montpellier, bien notées par l’indicateur officiel avec seulement 24 % de logements insuffisants, figurent parmi les plus exposées une fois le climat pris en compte.

Une double vigilance à intégrer avant un achat immobilier

Ces deux baromètres invitent donc à ne pas se fier aveuglément à l’étiquette affichée sur le DPE, en particulier pour les logements récents en classe A ou B, où le taux d’anomalie apparaît le plus élevé. Un futur acquéreur devra donc croiser la consommation déclarée avec les factures réelles du logement, demander les justificatifs des travaux d’isolation sur un bien affichant une excellente performance et intégrer la localisation géographique dans l’appréciation du confort d’été.

Ces vérifications, à faire avant de signer un compromis de vente, s’ajoutent aux critères financiers habituels, mais elles peuvent aussi avoir un impact direct sur la négociation du prix et sur le budget de travaux à anticiper une fois propriétaire. Un DPE erroné peut fausser une évaluation dans un sens comme dans l’autre.

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