Fin juin 2026, le réseau Century 21 a dévoilé son bilan du marché immobilier ancien au premier semestre 2026. Malgré un contexte économique incertain, l’activité reste stable grâce au retour des primo-accédants. À l’inverse, les secundo-accédants demeurent attentistes, ce qui pèse sur la fluidité du marché.
Taux Empruntis relevés le 02/07/2026
Les primo-accédants reviennent...
Après le rebond observé en 2025, le marché immobilier ancien affiche une stabilité relative, tant en matière de transactions (+ 0,9 % sur les appartements et - 1 % pour les maisons) que de prix (- 0,5 % et - 0,7 %), malgré les incertitudes économiques et géopolitiques.
L’un des faits marquants de ce début d’année reste le retour des primo-accédants. Ils représentent désormais 18,2 % des acheteurs de maisons (+ 9,6 % sur un an) et 21,1 % des acquéreurs d’appartements (+ 6 %).
Une tendance confirmée par la Banque de France. Sur les 12 mois glissants, les nouveaux acquéreurs représentent près de 45 % des nouveaux crédits immobiliers, contre moins de 39 % pour les secundo-accédants.
Il y a 6 ans, la situation était exactement l’inverse. Les propriétaires déjà installés représentaient 53 % de cette production, contre 26 % pour les primo-accédants.
... et les secundo-accédants sont freinés dans leur projet
Si les primo-accédants occupent une place plus importante dans les statistiques, c’est aussi parce que les propriétaires secundo-accédants se font plus rares sur le marché.
Habituellement, lorsqu’un ménage revendait son logement pour acheter plus grand, changer de territoire ou adapter son habitat, il libérait un bien et permettait à d’autres acquéreurs d’accéder à leur tour à la propriété.
Or, cette dynamique est aujourd’hui moins naturelle. De nombreux propriétaires ayant contracté un crédit immobilier à la fin des années 2010 ou au début des années 2020 ont profité de conditions de financement particulièrement avantageuses, avec des taux proches de 1 %.
Désormais, ces mêmes ménages considèrent qu'une revente suivie d'un nouvel achat pourrait entraîner une perte de pouvoir d'achat immobilier.
D’autres obstacles viennent également peser sur leurs projets : une revente parfois moins avantageuse, des frais d’acquisition importants ou encore l’absence de dispositifs d’aide comparables à ceux destinés aux primo-accédants. Résultat, de nombreux secundo-accédants préfèrent reporter leur projet immobilier.
Un marché moins fluide et des délais qui s’allongent
Ce blocage chez les secundo-accédants se répercute sur le marché. Les délais de vente continuent leur progression. Il faut désormais 105 jours en moyenne pour vendre une maison, soit 6 jours de plus par rapport à 2025, et 99 jours pour un appartement, soit 3 jours de plus.
Les acquéreurs restent présents, mais analysent davantage leur projet en tenant compte du coût du crédit, des éventuels travaux à réaliser, de la performance énergétique du logement (DPE) et de leur reste à vivre.
Autre constat : les propriétaires conservent désormais leur logement beaucoup plus longtemps. Alors qu'ils revendaient leur bien après environ sept ans en moyenne, ils le gardent aujourd'hui près de dix ans, ce qui réduit la rotation du parc immobilier.
Pour Century 21, l'enjeu du second semestre ne sera pas de provoquer un emballement du marché, mais de restaurer la confiance, de préserver la solvabilité des ménages et de redonner de la fluidité aux parcours résidentiels.
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