Hausse des loyers : la colocation a-t-elle plus que jamais la cote ?
Partager sur les réseaux
En septembre, LocService, spécialiste de la location entre particuliers, a publié son étude annuelle sur la colocation. Face aux difficultés d’accès au logement, cette formule apparaît comme une solution attractive pour les Français.
Un attrait financier certain
Dans un contexte de fortes tensions locatives et de taux immobiliers qui freinent l’accès à la propriété, la colocation séduit de plus en plus. L’étude confirme son attrait économique : en 2026, le loyer moyen d’une chambre en colocation s’élève à 514 €, charges comprises, soit 12 % moins cher qu’un studio.
L’écart tend même à s’agrandir dans les prochains mois, puisque le prix des studios progresse nettement plus vite que celui des colocations (+ 4,4 % en moyenne).
Parmi les villes de métropole de plus de 100 000 habitants, Paris figure, sans surprise, au sommet du classement des loyers les plus élevés, mais se fait étonnamment devancer par Boulogne-Billancourt.
Comparatif des colocations les plus chères
|
RANG |
VILLE |
LOYER MOYEN |
|---|---|---|
|
1 |
Boulogne-Billancourt |
807 € |
|
2 |
Paris |
776 € |
|
3 |
Montreuil |
658 € |
|
4 |
Argenteuil |
653 € |
|
5 |
Nice |
651 € |
|
6 |
Bordeaux |
591 € |
|
7 |
Saint-Denis |
591 € |
|
8 |
Annecy |
567 € |
|
9 |
Lyon |
558 € |
|
10 |
Aix-en-Provence |
537 € |
Source : LocService - septembre 2026
L’Île-de-France concentre, à elle seule, 43 % de la demande nationale. Paris capte 16,3 % des recherches.
Longtemps réservée aux étudiants, la colocation s'est élargie à d'autres profils :
- les étudiants (53 % des candidats) : toujours majoritaires, mais en recul par rapport aux 61 % enregistrés en 2022 ;
- les actifs (44 %) : une part en forte progression ;
- les retraités (3 %) : une tranche d’âge encore marginale.
Pourquoi les propriétaires s’y mettent aussi ?
Les bailleurs voient, eux aussi, un intérêt croissant dans ce modèle. Les biens en colocation ont représenté 13,3 % des annonces déposées sur LocService ces douze derniers mois, contre 10 % en 2023 et 7 % en 2021.
Ivan Thiébault, data analyst pour LocService, met en avant les deux leviers principaux qui motivent les bailleurs à choisir cette formule :
- optimiser la rentabilité et réduire le risque de vacance locative ;
- faciliter la mise en location dans les grandes villes, car des chambres à loyer modéré trouvent preneur plus rapidement qu’un grand logement.