Le marché du crédit immobilier montre de nouveaux signes de faiblesse en juillet 2026. D’après le dernier tableau de bord de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, la production de crédits et le nombre de prêts accordés reculent fortement, tandis que les taux continuent de progresser, mais sans envolée. Une situation qui pèse davantage sur la solvabilité des ménages et fragilise la reprise du marché immobilier.
Taux Empruntis relevés le 17/08/2026
Les taux immobiliers poursuivent leur remontée
En juillet, le taux moyen des crédits immobiliers du secteur concurrentiel s’est établi à 3,30 %, hors assurance et coût des sûretés. Il atteint 3,24 % pour les acquisitions dans le neuf et 3,28 % dans l’ancien. Après être resté stable à 3,23 % entre février et avril, le taux moyen a augmenté de 3 points de base en mai, d’un point en juin puis de 4 points en juillet. Depuis avril, la hausse atteint ainsi 8 points de base.
Cette remontée reste toutefois contenue. Les établissements bancaires cherchent notamment à préserver leur activité dans un contexte où la demande de crédits demeure fragile. Les taux des prêts à 15 ans n’ont progressé que de 2 points de base depuis décembre 2025, tandis que ceux à 20 et 25 ans ont très peu évolué.
Les emprunteurs s’endettent sur des durées toujours plus longues
Pour limiter l’impact du coût des opérations immobilières, les banques continuent de privilégier des durées d’emprunt élevées. En juillet, la durée moyenne des prêts accordés atteint 253 mois, soit un peu plus de 21 ans. La part des crédits sur 25 ans et plus s’élève désormais à 51 %, contre 46,8 % en 2025.
Mais cette stratégie a aussi une conséquence sur le taux moyen : les prêts les plus longs, généralement plus coûteux, représentent une part croissante de la production. Dans le même temps, le coût des opérations financées continue de progresser, de 2,5 % sur les sept premiers mois de 2026 sur un an. Le coût relatif d’un achat atteint ainsi 4,1 années de revenus en juillet.
La production de crédits décroche
Cette dégradation des conditions de financement finit par se refléter dans l’activité. À fin juillet, la production de crédits immobiliers affiche une baisse de 21,5 % sur un an, tandis que le nombre de prêts accordés recule de 19,7 %. La progression annuelle de la production ralentit également à seulement 0,5 %, contre 31,1 % à fin décembre 2025.
L’Observatoire estime ainsi que le marché des crédits, qui semblait encore résister en début d’année, s’engage désormais sur le chemin de la récession. La solvabilité des candidats à l’achat décroche également en juillet, sous l’effet combiné de la hausse du coût des logements et de celle des taux de crédit.
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