Alors que le 22 juin dernier marquait l’après-midi le plus chaud depuis l’été 2003. La Confédération nationale du logement (CNL) a déposé une plainte contre le gouvernement pour son inaction face aux près de 8 millions de passoires thermiques toujours occupées par plus de 12 millions de personnes.
Taux Empruntis relevés le 31/07/2026
La CNL porte plainte
En juin 2026, la canicule a provoqué 2 000 décès, selon la CNL. À la suite de cela, celle-ci a déposé le 20 juillet une plainte contre l’État face à l’inaction concernant les logements devenus inhabitables selon elle lors des fortes chaleurs.
Dans cette plainte, la CNL estime qu’en continuant d’autoriser la mise en location de ces logements et en ne prenant pas les mesures nécessaires, le gouvernement « viole manifestement et délibérément ses obligations de sécurité ».
La Confédération demande au parquet d’ouvrir une enquête préliminaire pour des faits susceptibles de constituer le délit de mise en danger délibérée de la vie d’autrui.
Des logements qui ne protègent pas de la chaleur
Selon une étude de la Fondation pour le logement parue en juin dernier, en France, 48,2 % des logements présentent un confort d’été jugé insuffisant. De plus, 66 % des personnes interrogées affirment avoir déjà rencontré des difficultés à supporter la chaleur chez elles.
La CNL dénonce l’inaction de l’État face à ces logements jugés inadaptés transformés en « bouilloires thermiques » où les températures dépassent les 40 °C. La Confédération rappelle également que 90 % des victimes sont décédées à leur domicile.
Des inégalités énergétiques
En plus de cela, la CNL réclame un fonds d’urgence pour adapter les logements à la chaleur ainsi qu’un moratoire sur les expulsions pendant les canicules. La Confédération demande à l’État un plan massif de rénovation et une relance de la construction de logements sociaux.
En effet, l’étude de la Fondation pour le logement démontre que la chaleur frappe plus durement les ménages les plus fragiles. 59 % des habitants des quartiers prioritaires disent avoir souffert de la chaleur dans leur logement contre 43 % dans le reste du pays. Par ailleurs, les habitants de ces quartiers ne sont pas toujours propriétaires et n’ont pas forcément la capacité d'emprunt pour réaliser des travaux de rénovation énergétique.
Profitez de notre expertise au meilleur taux !
à partir de 2,85% sur 15 ans(1)
Autres actualités