Immobilier en Île-de-France : voici les villes où remplacer les bureaux par des logements
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Alors que les taux immobiliers continuent de chuter atteignant 2,90 % sur 20 ans, le nombre de transformations d’immeubles de bureaux vides en logements est encore trop faible en Île-de-France. L’Observatoire régional de l’immobilier d’entreprise (Orie) classe les territoires franciliens selon leur potentiel de transformation de bureaux en logements.
Un besoin important de logements
Dans une étude parue en 2023, la Fédération des promoteurs immobiliers estimait qu’il faudrait construire environ 60 000 nouveaux logements par an en Île-de-France, pendant dix ans. Cependant, selon l’Orie, il ne serait pas possible de créer plus de 150 000 habitations dans cette région, pouvant accueillir 340 000 personnes à partir du stock de bureaux inoccupés.
Quelles villes d’Île-de-France ont le plus de potentiel ?
L’Orie a classé les territoires franciliens selon leur potentiel de recyclage de bureaux à partir du niveau de vacance tertiaire, la dynamique résidentielle et l’équilibre financier. On retrouve le meilleur potentiel autour de la Défense et Asnières, mais aussi de Clichy à St Ouen et de Vanves à Gentilly. Joachim Azan, président de l’Orie, explique cette dynamique aux Echos : « Le prix élevé du bureau était tel jusqu'ici que l'équation économique n'était pas solvable pour celui qui fait le recyclage. Maintenant, cela fonctionne ».
De leur côté, Neuilly-Levallois, Evry ou encore Paris Centre Ouest sont classés comme territoires à potentiel réduit par l’indice de l’Orie.
Une mise en œuvre compliquée
Les élus locaux peuvent se montrer frileux. En effet, réaliser des bureaux rapporte des emplois et des taxes à la commune, permettant de financer la ville, alors que de son côté, le logement engendre de fortes dépenses pour construire des équipements autour de celui-ci. Cette difficulté de financement complique la tâche aux promoteurs.
Une seconde question se pose : ces nouveaux logements doivent-ils plutôt bénéficier au parc social ou privé ? Selon Joachim Azan, le parc social est une priorité pour les pouvoirs publics et il est tout à fait possible de réaliser les 25 à 30 % de logements sociaux imposés par la loi solidarité et renouvellement urbain.