C’est la rentrée immobilière et les hebdomadaires sortent leurs traditionnels dossiers sur le sujet. D’un côté, l’Express, enthousiaste sur l’état du marché « Spécial Immobilier : n’hésitez plus ! » et de l’autre le Nouvel Observateur plus prudent « Immobilier. Les prix ont-ils assez baissé ? ». Nous avons retenu 4 tendances qui ressortent de ces dossiers :
1. Les prix commencent à baisser :
Les deux titres s’accordent sur une baisse des prix immobilier autour de 3,6% même si bien sûr il y a des disparités entre les régions. L’Express parle ainsi de -2,7% en Ile de France et -3,8% en province quand le Nouvel Observateur note qu’à Paris, Toulouse, Nantes et Strasbourg la diminution des prix est comprise entre1 et 2%.
Pour les deux hebdomadaires, cette embellie des prix n’en est qu’à ses débuts, beaucoup de biens restant aujourd’hui largement surévalués.2. Les taux sont historiquement bas
A cette diminution des prix vient s’ajouter « le faible niveau des taux d’intérêt autour de 3% sur vingt ans, un record historique » souligne le Nouvel Observateur. Même constat chez l’Express qui évoque « des conditions de crédit exceptionnelles ».3. Les Français ont peur de s’engager dans un investissement immobilier
Taux bas et prix en baisse. A première vue, toutes les conditions sont réunies pour relancer un marché immobilier en berne. « Les deux conjugués offrent un pouvoir d’achat supplémentaire d’environ 15% » note un expert interrogé par l’Express. Pourtant non, les ventes ne décollent pas et les Français restent très frileux à l’achat. « Les Français auraient dû être plus nombreux à investir dans la pierre. Or le montant moyen des achats est resté faible, autour de 180 000 euros en moyenne dans les grandes villes mais chutant à 70 000-80 000 euros dans certaines régions » relève ainsi le Nouvel Observateur. Le journal y voit plusieurs raisons :-Les effets d’annonce du gouvernement trop fréquents: de nombreuses mesures ont été prises en quelques mois perturbant les acheteurs dans leurs décisions. Ainsi uniquement au mois de juillet deux réformes majeures ont été communiquées : l’une en faveur des vendeurs -la réforme de la fiscalité des plus-values immobilières -et l’autre en défaveur des acheteurs -la hausse des frais de mutation.
- Le crédit perçu comme difficile d’accès : « le crédit que les trois quart des emprunteurs estiment difficile d’accès, constitue sans doute un autre obstacle à la reprise » relève le journal.
- Enfin, la hausse des impôts locaux, des travaux et des charges finissent de freiner les achats.4. Les ventes devraient reprendre : doucement, mais surement !
Au final, toutes ces conditions favorables devraient finir par avoir quelques effets même s’il faut laisser du temps au marché. « Les Français reprennent le chemin des études notariales et le marché se dégrippe peu à peu » note le Nouvel Observateur « Si l’on se fie aux prévisions, ils devraient être 800 000 acheteurs à franchir le pas cette année, dont 630 000 pour un bien ancien ». Même verdict du côté de l’Express, « la reprise s’effectuera au second semestre 2014[…] Le retour à la normale se fera donc très progressivement ».