Avec le retour des beaux jours, l’application de crème solaire est supposée être un réflexe ancré pour tous. Mais selon une récente étude réalisée par OpinionWay pour la FEBEA (Fédération des entreprises de la beauté), les Français font preuve de plus de laxisme que les années précédentes.
Un danger conscientisé, mais encore trop souvent ignoré
On a beau le savoir, il est toujours bon de le rappeler : une exposition prolongée au soleil est synonyme de danger pour une peau non protégée. Au-delà d’un petit coup de soleil passager ou d’une insolation, des risques plus graves comme l’augmentation des risques de développer un cancer de la peau sont réels. Selon l’Institut national du Cancer (INC), 80 % des cas recensés sont liés à des expositions excessives au soleil. Plus alarmant encore, le nombre de malades a triplé entre 1990 et 2023 !
Pour limiter au maximum les risques, l’application régulière de crème solaire est vivement recommandée. Et à première vue, les Français sont plutôt bons élèves en la matière, selon le Baromètre solaire FEBEA - OpinionWay 2026. Néanmoins, l’étude souligne surtout une baisse de la vigilance par rapport aux années précédentes :
- 71 % des sondés déclarent appliquer de la crème solaire lorsqu’ils se rendent à la plage ou à la piscine, contre 83 % en 2024 ;
- 84 % disent le faire sur leur enfant, contre 93 % en 2024.
Des chiffres plutôt inquiétants, qui témoignent d’une forme de relâchement. Toujours selon le Baromètre, on apprend que seul 1 Français sur 4 renouvelle l’application de crème solaire toutes les deux heures, conformément aux recommandations des professionnels.
La jeune génération en ligne de mire
Autre fait inquiétant relevé par l’étude, l’absence de prise de conscience des risques chez les plus jeunes. En effet, près d’un jeune de moins de 25 ans sur deux déclare estimer pouvoir se passer de crème solaire, sans courir de danger. En conséquence, ils sont près de 40 % à ne pas en appliquer lorsqu’ils s’exposent au soleil à la plage ou la piscine.
Une attitude extrêmement dangereuse pour leur avenir, au regard notamment de l’augmentation du nombre de cancers chez cette même jeune génération. S’il est diagnostiqué rapidement, les chances de survivre à un cancer de la peau sont plutôt élevées. Selon l’INC, les derniers chiffres avancés évoquent « à 93 % le taux de survie nette standardisée à 5 ans des personnes diagnostiquées entre 2010 et 2015 ». Mais au-delà de la santé, le développement d’un cancer peut avoir des conséquences graves dans la vie de tous les jours, avec par exemple des difficultés accrues pour la concrétisation d’un projet immobilier en raison de complications ou de refus d’assurance emprunteur.
Pourquoi refuser de se protéger ?
À la question de savoir pourquoi les Français semblent se protéger de moins en moins, l’étude avance plusieurs raisons :
- 54 % des sondés invoquent une contrainte liée à la pénibilité d’avoir à remettre régulièrement de la crème solaire ;
- 53 % mentionnent un prix trop élevé des protections solaires ;
- 52 % font état de suspicion sur les ingrédients qui composent ces crèmes et de risques sur leur santé ;
- 50 % citent l’impact environnemental.
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