Début février 2026, la Fondation pour le logement a publié son 31e rapport sur l’état du mal-logement et ses résultats sont alarmants. Tous les signaux sont dans le rouge et l’année 2025 apparaît comme l’une des plus sombres que le pays ait connues en matière de logement.
De plus en plus de personnes mal-logées ou sans logement
Aujourd'hui, selon la Fondation, 4,2 millions de Français sont mal-logés et près d’un million de personnes n’ont pas d’habitation personnelle.
Parmi eux, 350 000 personnes vivent en centre d’hébergement ou de façon précaire, dont 40 000 sont sans‑abri, et 600 000 personnes sont hébergées chez des tiers, souvent dans la contrainte, faute d’alternative.
En outre, près de 12,3 millions de personnes se disent fragilisées par rapport au logement : ménages en impayés, victimes de précarité énergétique, familles vivant dans des logements trop petits ou inadaptés, notamment en cas de handicap.
Toujours selon l’étude, le poids des dettes liées au logement a aussi bien progressé. En 2024, près de 35 % des 134 803 dossiers de dettes traités par les commissions de surendettement concernaient les dettes immobilières (crédit immobilier...), les dettes de logement (loyers, charges...) et les dettes d’énergie et de communication.
Enfin, l’un des constats les plus sévères du rapport concerne la pénurie globale de logements : la France manquerait aujourd’hui de 1,5 million de biens immobiliers.
Les indicateurs sociaux en baisse
Avec ses mauvaises conditions d’habitat, les résultats inquiétants s’accumulent :
- 912 personnes sont mortes dans la rue en 2024, en hausse de 16 % en une année ;
- près de 25 000 ménages ont été expulsés de leur logement en 2024 ;
- 35 % des Français ont eu froid chez eux en 2025 ;
- 2,8 millions de ménages sont en attente d’un logement social en 2025 contre 2,1 millions en 2017 ;
- 9,8 millions de personnes sont sous le seuil de pauvreté monétaire en 2023.
Une réponse politique qui n'est pas jugée à la hauteur
Avec tous ces constats, la Fondation pour le logement déplore le manque de réponses adaptées de la part des différents gouvernements contre le mal-logement.
En outre, elle déplore les coupes budgétaires affectant les aides au logement, les HLM et la rénovation énergétique, compromettant ainsi les objectifs de production et d’accès au logement.
En cette période d’élections municipales, l’association espère que ce rapport pourra servir de base aux potentiels élus pour apporter des solutions drastiques afin de contrer cette situation.
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