Si la conscience environnementale des Français est au beau fixe, force est de constater que leur engagement connaît un ralentissement notable depuis plusieurs années. En cause, le coût des bonnes pratiques devenu trop cher pour une partie de la population, selon le SDES.
Les Français toujours investis en faveur de l’environnement
Dans une étude publiée le 22 mai 2026, le SDES (Service des données et études statistiques) fait un point d’étape sur le rapport des Français à l’environnement, et plus particulièrement sur leur engagement. On y apprend par exemple que :
- 50 % des sondés estiment agir autant que possible ;
- 28 % pensent pouvoir en faire davantage ;
- 18 % affirment en faire déjà beaucoup.
Il est intéressant de constater que ces pourcentages changent significativement selon l’âge des sondés. En effet, il apparaît que la tranche des plus de 70 ans estime être particulièrement engagée, puisqu'ils sont 65 % à affirmer agir autant que possible et environ 15 % à penser pouvoir en faire plus, contre 39 % et 43 % chez la tranche des moins de 40 ans. Un écart qui peut notamment s’expliquer par un rapport différent à l’écologie, comme le souligne l’étude : « les plus jeunes pourraient avoir tendance à considérer comme ordinaires des pratiques environnementales que leurs aînés seraient, à l’inverse, tentés de percevoir comme des transformations importantes de leurs modes de vie ».
Sur une thématique similaire, l’étude du SDES nous apprend également que 66 % des sondés considèrent que chacun doit s’investir le plus possible et que 13 % ne pensent pas avoir les moyens d’agir à leur niveau.
Vouloir n’est pas pouvoir
L’un des principaux enseignements de l’étude réalisée par le SDES est que le manque de pouvoir d’achat constitue l’un des freins principaux au maintien et au développement de pratiques environnementales plus respectueuses. 46 % des sondés affirment qu’ils seraient plus enclins à acheter des produits plus respectueux de l’environnement s’ils étaient certains que ces derniers ne coûtent pas plus chers. Dans le détail, ce pourcentage grimpe à 55 % pour la catégorie des ouvriers, tandis qu’il recule à 36 % pour celle des cadres supérieurs.
De la même manière, l’étude du SDES souligne un lien direct entre achat de produits bio ou éco-labellisés et pouvoir d’achat. Si 56 % des Français ont acheté au moins un produit de ce type au cours du dernier mois, l’écart se creuse significativement selon la catégorie socio-professionnelle (74 % chez les cadres supérieures contre 42 % chez les ouvriers). Un constat qui apparaît logique, quand on connaît la difficulté à gérer un budget familial en période d’inflation pour les ménages qui présentent les revenus les plus limités.
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