Le contexte actuel pèse lourdement sur le moral des ménages. Entre les tensions géopolitiques mondiales et les contraintes qui pèsent sur les produits d’épargne traditionnels, les épargnants français expriment une inquiétude grandissante et recherchent de plus en plus l’accompagnement de professionnels, comme le montre le sondage d’Odoxa réalisé pour Groupama, Capital et BFM Business.
La confiance recule sur fond de crise géopolitique
Selon le baromètre de l’épargne Odoxa publié le 15 avril 2026, la confiance des épargnants français a reculé de trois points depuis février, avec une baisse supplémentaire de cinq points sur leurs intentions d’épargne futures. Le conflit au Moyen-Orient pèse directement sur leur décision : un tiers des épargnants (33 %) déclare que la guerre a modifié ou va modifier leurs comportements d’épargne.
Parmi eux, 74 % prévoient de privilégier des placements encore plus sûrs qu’auparavant. Un réflexe de protection compréhensible, mais qui se heurte à un paradoxe : les supports traditionnellement perçus comme refuges, au premier rang desquels le Livret A, traversent eux-mêmes une crise de confiance profonde.
Livret A et PER, les deux piliers de l’épargne populaire ébranlés
Le Livret A continue de perdre des adeptes. Toujours selon le baromètre Odoxa, la moitié des Français (49 %) n’alimente plus ou a fermé son Livret A. Ce mouvement n’est pas terminé : au total, 70 % des Français ont déjà fermé, cessé d’alimenter ou envisagent de fermer ce support. La confiance dans ces placements a été divisée par deux en un an (-19 points), portée par la baisse du taux de rémunération à 1,5 % depuis le 1er février 2026.
Le plan d’épargne retraite (PER), qui avait connu un essor notable avec 25 % de souscription (soit un doublement depuis 2019) pourrait connaître le même sort. Les restrictions sur la déductibilité fiscale votées dans la loi de finances 2026 ont rendu ce support moins attrayant. Près d’un détenteur sur deux (46 %) envisage de ne plus alimenter son PER, un chiffre qui monte à 85 % chez les plus de 65 ans, directement concernés par ces modifications.
Des ménages en quête de repères pour gérer leur budget
Face à ces incertitudes, 53 % des épargnants estiment qu’un accompagnement par des professionnels de l’épargne leur serait utile. Ils sont 80 % à attendre davantage de conseils et de pédagogie de la part des banques et des compagnies d’assurance. Ce désarroi dépasse la seule question du placement : pour les foyers qui cumulent des crédits en cours et voient leur capacité d’épargne se réduire, la priorité est souvent de retrouver une marge de manœuvre budgétaire. Gérer son budget en période de tension économique peut alors passer par un audit de ses charges fixes, notamment de ses mensualités de crédit, avant même d'arbitrer entre des supports de placement devenus moins lisibles.
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