L’Autorité des marchés financiers (AMF) publie chaque année un état des lieux des frais appliqués aux différents produits d’épargne. L’édition d’avril 2026 confirme une tendance de fond à la baisse, avec des disparités marquées selon le type d’intermédiaire.
Des frais de courtage stables et des fonds toujours moins chers
En janvier 2026, les frais moyens affichés pour un ordre de 1 000 € sur un compte-titres s’établissent à 0,65 % dans les banques de réseau et à 0,45 % auprès des intermédiaires en ligne présents depuis longtemps sur le marché. Les néo-brokers tombent même à des frais autour de 0,15 %, selon la lettre n°65 de l’Observatoire de l’épargne publiée par l’AMF en avril 2026.
Ces frais de courage ont très peu évolué entre 2026 et 2026, mais s’inscrivent dans une tendance longue à la baisse : ils étaient en effet à 0,80 % en 2020 dans les banques de réseau et de 0,67 % en janvier 2025, soit une baisse de 16 % en cinq ans.
En ce qui concerne spécifiquement le PEA, dont les frais de courtage sont réglementairement plafonnés à 0,5 % par ordre, les néo-brokers affichent des tarifs nettement inférieurs à ceux des autres plateformes, quand ils n’annoncent pas tout bonnement la gratuité pour deux d’entre eux.
Du côté des fonds d’investissement, la baisse tendancielle des frais des fonds français se poursuit depuis près de quinze ans. L’AMF recommande de consulter le rapport annuel de l’Observatoire des produits d’épargne financière (OPEF) pour avoir une estimation complète et détaillée des frais moyens. L’édition 2026 est attendue avant l’été.
Épargner suppose d'abord de maîtriser ses charges
Les frais de courtage ne représentent qu’une partie des coûts à anticiper lors d’une transaction boursière. Il ne faut donc pas en faire le seul critère de choix d’un prestataire d’investissement, rappelle l’AMF. La qualité du service proposé est également déterminante.
Pour les épargnants qui investissent via des fonds, les frais de gestion annuels s’ajoutent aux frais de transaction et pèsent sur la performance nette sur une longue période.
La concurrence entre intermédiaires, accélérée par l’essor des néo-brokers ces dernières années, a poussé les acteurs à une plus grande transparence sur les coûts des placements. Elle bénéficie en priorité aux épargnants qui ont la capacité financière d’investir régulièrement, ce qui suppose un budget équilibré en amont.
En revanche, pour les ménages dont les mensualités de crédit absorbent une part trop importante des revenus, la marge disponible pour épargner et investir reste contrainte. Avant d’arbitrer entre supports de placement, évaluer son reste à vivre et identifier les leviers pour alléger ses charges fixes, notamment via un rachat de crédits, est une première étape utile pour retrouver une capacité d’épargne régulière.
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