À partir du 1er septembre 2026, de nouvelles règles vont améliorer les droits à la retraite des mères de famille. Calcul de la pension plus favorable et carrières longues : les décrets viennent d’être publiés.
Un calcul de la pension plus favorable pour les mères du privé
La pension moyenne des femmes reste nettement inférieure à celle des hommes. Elle n’en représente que 62 %, ou 74 % en tenant compte des pensions de réversion, selon le dossier de présentation du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Les différences de salaires, mais aussi les carrières interrompues ou le recours au temps partiel après l’arrivée d’un enfant continuent de peser sur les pensions.
Mais à compter du 1er septembre, le calcul de la pension de base va justement devenir plus favorable pour les mères relevant du privé. Au lieu des 25 meilleures années de revenus actuellement retenues, il prendra en compte :
- les 24 meilleures années pour les mères qui ont eu un enfant ;
- les 23 meilleures années pour celles qui en ont eu deux enfants ou plus.
En écartant une ou deux années supplémentaires, le dispositif peut notamment neutraliser des périodes durant lesquelles les revenus ont été moins élevés. Selon le gouvernement, plus d’une femme sur deux devrait voir sa pension améliorée grâce à cette mesure. De quoi offrir à certaines retraitées davantage de marge de manœuvre pour gérer leur budget. Le dispositif ne concerne en revanche pas les fonctionnaires titulaires, dont la pension est calculée selon d’autres règles.
Deux trimestres pour partir plus tôt en carrière longue
Deuxième changement à noter : les mères ayant commencé à travailler jeunes pourront plus facilement bénéficier d’un départ anticipé pour carrière longue. Jusqu’à présent, les trimestres accordés au titre des enfants n’étaient pas retenus pour remplir les conditions du dispositif. Dès le 1er septembre 2026, jusqu’à deux trimestres pourront être retenus. Un changement loin d’être anecdotique : d’après le PLFSS 2026, plus de 13 000 femmes nées à partir de 1970 pourraient ainsi partir plus tôt à la retraite.
Des mesures qui entrent en vigueur dès septembre
Les décrets nécessaires à l’application de ces deux mesures ont été publiés le 31 juillet, pour une entrée en vigueur au 1er septembre 2026. Elles s’inscrivent dans un contexte plus large de déséquilibre du système de retraite. Le dossier du PLFSS estimait ainsi le déficit de la branche vieillesse et du Fonds de solidarité vieillesse à 5,8 milliards d’euros en 2025.
Bénéficiez de notre expertise en regroupement de crédit,
c'est sans engagement !
Autres actualités