L’ennui vous guette durant votre confinement ? Peut-être le moment de remettre son budget à plat pour identifier d’où peut venir le problème lorsque l'on est souvent dans la zone rouge, avant de passer à l’action pour redresser la situation.
Une occupation utile
Il y a la pandémie de coronavirus, l’espoir de voir la courbe s’infléchir enfin pour espérer retrouver une vie normale et puis il y a l’ennui d’un quotidien au ralenti, en raison du confinement. Mais si on mettait cette période à profit pour (re)mettre en place de bonnes pratiques dans son quotidien ? On ne parle pas seulement activité physique à la maison, lecture, rangement ou alimentation. Il est aussi possible de se pencher sur la question de son budget et de l'optimiser. Si vous consultez uniquement votre compte bancaire en fin de mois afin de passer tant bien que mal sous le risque de découvert, il est possible d'adopter de meilleures pratiques.
La première des choses à faire ? Listez, sur papier ou dans un tableur, vos entrées d’argent et vos dépenses incompressibles. Salaires, aides et revenus locatifs éventuels d’un côté ; loyers, factures d’énergie, impôts, primes d’assurance, abonnements et mensualités de crédits de l’autre. Qu'obtenez-vous ? Votre reste à vivre, qui servira à financer vos achats du quotidien (repas, habillement, carburant, produits de nettoyage, loisirs, etc.).
Agir sur le reste à vivre
Si vous jugez le reste à vivre trop faible, vous avez peut-être les moyens de l'augmenter en agissant sur les postes des dépenses incompressibles et en diminuant les charges fixes :
- En renégociant vos contrats : énergie, téléphonie, abonnements divers... Aujourd'hui de nombreux sites permettent de comparer et d'économiser sur vos factures sans bouger de chez vous ; ils peuvent aussi se charger de la résiliation et de la mise en place du nouveau contrat moins cher.
- En renégociant votre crédit immobilier : si vous avez un prêt immobilier en cours de remboursement, vous pourriez baisser la mensualité du prêt en bénéficiant d'un taux plus bas. Vous pouvez effectuer des simulations en ce sens, surtout si vous êtes dans le premier tiers du remboursement du crédit, que le capital restant dû est d'au moins 70 000 euros et que vous constatez une différence de taux de 0,7% à 1% au moins entre celui de votre crédit et les taux pratiqués aujourd'hui.
- En suivant scrupuleusement vos comptes : vous pourriez y déceler des améliorations possibles.
- En établissant une liste pour vos courses : écrivez vos menus de la semaine, cela permet d'optimiser la liste des choses à acheter.
Le souci d'un reste à vivre trop bas peut également venir d'un nombre trop important de crédits à rembourser. Par exemple, prenons une situation dans laquelle un ménage a dû au cours des années souscrire un crédit immobilier, un crédit travaux, un prêt auto et un crédit à la consommation pour de l'achat électroménager. Lorsque toutes les mensualités de prêt se cumulent, le reste à vivre peut se trouver menacé.
En plus des mesures pour diminuer les charges, le rachat de crédits peut permettre de retrouver un peu d'air dans son budget. La mécanique est de réunir tous les crédits en un seul contrat, avec donc un seul taux, et une mensualité, d'un montant plus bas que les précédentes échéances. S'il est à noter qu'il engendre un coût total plus important en allongeant la durée du prêt, le rachat de prêts permet de limiter son endettement et de donner de l'oxygène à son budget en dégageant un reste à vivre mensuel plus acceptable.
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