La rentrée est déjà bien entamée et le marché locatif français reste extrêmement tendu alors que beaucoup d’étudiants et de jeunes actifs poursuivent leur recherche de logement. La plateforme immobilière Bien’ici confirme cette tendance, avec une offre toujours basse et une demande qui continue de progresser.
Taux Empruntis relevés le 17/01/2026
Le marché locatif sous tension
Selon les données de Bien’ici, l’offre de logement est au plus bas. Malgré une certaine stabilité durant la période estivale, les annonces locatives restent divisées par 2,5 en France depuis l’été 2021.
Résultat, les biens n’arrivent plus à absorber la demande, qui continue de croître d’année en année (+ 5 % par rapport à l’été 2024). Elle est particulièrement ressentie dans les grandes villes et sur les habitations de petite surface (studios et 2/3 pièces).
En outre, les loyers ont, eux aussi, augmenté. Le loyer médian sur les studios a progressé d’environ 10 € par mois par rapport à l’été 2024, soit environ 120 € supplémentaires sur l'année. Les ménages les plus fragiles, financièrement parlant, ont plus de mal à encaisser ce surcoût.
Les villes étudiantes au cœur de la mêlée
Les villes étudiantes sont particulièrement touchées par cette asphyxie du marché. Le nombre de studios disponibles a beaucoup baissé à Toulouse (- 34 %), à Grenoble (- 33 %) ou encore à Lyon (- 31 %) et à Marseille (- 40 %).
Les loyers connaissent également des hausses très différentes en fonction des villes. Le loyer médian de Paris (1 027 € actuellement) a progressé de 15 € par mois en une année, alors que celui de Rennes (485 €) a augmenté de 30 €.
Selon Bien’ici, cette hausse de loyer s’explique en partie avec la part des logements meublés en expansion. En moyenne, les propriétaires de ce type de logement le louent plus cher.
Pour essayer d’apaiser le marché locatif, le président de Bien’ici, David Benbassat, demande au futur gouvernement Lecornu de reprendre le projet de statut du bailleur privé, laissé en suspens suite à la démission du gouvernement Bayrou.
Selon lui, ce statut pourrait remettre des biens sur le marché, mais aussi accompagner la production et l’achat de logements neufs. L’idée est donc d’augmenter le nombre de particuliers qui se lancent dans l’investissement locatif et donc le nombre de biens disponibles à la location, en permettant à ces investisseurs d’amortir la valeur de leur bien acheté à l’aide d’un prêt immobilier.
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