Vieillissement de la population, hausse des héritages… la transmission du patrimoine s’impose progressivement comme un sujet central pour les ménages. Selon BPCE L’Observatoire, cette mutation est déjà à l’œuvre et devrait s’accélérer dans les prochaines années.
Taux Empruntis relevés le 16/05/2026
Un basculement démographique qui change la donne
En France, les plus de 65 ans sont désormais aussi nombreux que les moins de 20 ans. En l’espace de trente ans, le nombre de seniors a presque doublé, tandis que celui des jeunes est resté stable, selon BPCE L’Observatoire. Cette évolution n’est pas sans conséquences. Avec l’arrivée des générations du baby-boom à des âges avancés, deux tendances se dessinent :
- une hausse continue du nombre de décès depuis quinze ans ;
- une intensification des transmissions de patrimoine.
Et la dynamique devrait se poursuivre. Aujourd’hui déjà, les retraités concentrent à eux seuls une part importante des richesses. À horizon 2040, les montants transmis devraient fortement augmenter, aussi bien via les successions que les donations. Autrement dit, la transmission ne relève plus d’un sujet secondaire. Elle peut aussi peser, de façon plus discrète, dans les parcours immobiliers, notamment pour : renforcer un apport personnel, sécuriser un financement ou permettre un remboursement anticipé de crédit immobilier.
Entre volonté de transmettre et contraintes bien réelles
Pour les Français, les priorités sont clairement identifiées. Selon les données de BPCE L’Observatoire, une transmission réussie repose d’abord sur trois objectifs :
- protéger le conjoint (32 %) ;
- limiter les droits de succession (31 %) ;
- préserver la paix familiale (30 %).
Ces attentes varient selon les profils. Les couples et les plus de 65 ans accordent une attention particulière à la protection du conjoint. Les familles avec enfants, elles, sont plus sensibles à la fiscalité et aux risques de tensions. Mais dans les faits, peu de ménages passent réellement à l’action. Les obstacles cités restent nombreux :
- le coût de la transmission (49 %) ;
- la complexité des démarches (42 %) ;
- la crainte de conflits familiaux, en particulier dans les familles nombreuses.
Autre point marquant : si le sujet est souvent évoqué, il reste mal maîtrisé. Beaucoup de Français ne connaissent ni la valeur précise du patrimoine à transmettre ni les droits de succession associés.
Un besoin d’accompagnement qui se confirme
Si un Français sur deux a déjà reçu une donation ou un héritage, ils sont nettement moins nombreux à avoir structuré leur propre transmission. Selon BPCE l’observatoire, les Français sont encore minoritaires à :
- aborder le sujet avec leurs enfants ;
- consulter un professionnel ;
- rédiger un testament.
Pourtant, les attentes sont bien là. Près d’un Français sur deux exprime un besoin d’accompagnement, notamment sur la fiscalité, les donations ou l’organisation globale de la succession. Dans ce contexte, certains outils tirent leur épingle du jeu. L’assurance-vie s’impose comme la solution privilégiée pour transmettre un patrimoine, loin devant les autres dispositifs plus techniques comme la donation-partage ou le don familial.
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