En France, de nombreux territoires sont concernés par le phénomène du retrait-gonflement des argiles (RGA). Et il faut s’attendre à ce que de plus en plus de foyers doivent y faire face.
Taux Empruntis relevés le 16/10/2026
Un phénomène en proie à une recrudescence ?
Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est un phénomène naturel qui entraîne des variations du volume du sol, pouvant aboutir à des mouvements de terrain plus ou moins forts. Il se manifeste notamment lorsque des fortes périodes de sécheresse succèdent à des périodes de pluie, et inversement. En effet, le sol argileux se comportant comme une éponge, il va fortement travailler au gré des différents épisodes météorologiques, ce qui peut amener à des dégâts parfois importants sur des logements. S’il ne s’agit la plupart du temps que de simples fissures, le retrait-gonflement des argiles peut également conduire à des tassements et affecter les fondations de la maison, allant jusqu’à la rendre inhabitable.
Or, le dérèglement climatique que nous subissons actuellement pourrait bien accentuer les dégâts liés à ce phénomène naturel. L’été caniculaire que nous venons de traverser en est d’ailleurs un parfait exemple, et plusieurs sources s’accordent à dire que le coût des sinistres liés à l’accélération du RGA risquerait d’augmenter fortement au cours des années à venir.
Plus de la moitié du territoire concerné
Selon le site georisques.gouv, on apprend que « 55% du territoire hexagonal est situé en zone d’exposition moyenne ou forte au retrait gonflement des argiles », ce qui représenterait environ 12 millions de maisons individuelles. Un chiffre impressionnant qui rappelle qu’au-delà des taux immobiliers, des critères parfois insoupçonnés comme la teneur en argile des sols ne doivent pas être négligés au moment de se lancer dans un projet d’acquisition.
En effet, une maison située sur une zone de forte exposition au phénomène de RGA peut nécessiter la réalisation de travaux coûteux pour reconsolider les fondations. À titre d’exemple, le site rappelle qu’après les épisodes de sécheresse de 2022, le bilan du sinistre estimé aux dégâts du retrait-gonflement des argiles était compris entre 3 et 3,5 milliards d’euros. Et certaines sources comme L’Argus de l’Assurance évoquent d’ores et déjà la probabilité que le bilan de cet été 2026 soit similaire, en s’appuyant pour l’occasion sur des propos d’Édouard Vieillefond, directeur général de la Caisse centrale de réassurance (CCR) : « 2026 sera franchement une mauvaise année, qui se comptera en milliards d’euros et pas en centaines de millions d’euros ».
L’État a d’ores et déjà renforcé les aides
Conscient de l’ampleur du phénomène, l’État a lancé à compter du 1er juillet dernier une extension de son dispositif d’aide en faveur de la prévention du RGA. Concrètement, cet élargissement permet d’inclure davantage de ménages au cœur de l’expérimentation et leur offre la possibilité de bénéficier d’un soutien financier de la part du fonds de prévention argile. Aussi, la zone d’exposition au RGA a également connu un agrandissement, passant de 48 % à 55 % du territoire.
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