Terres agricoles, maisons de campagne, vignes : l’immobilier rural continue d’attirer les acheteurs. Selon l’Observatoire des prix de l’immobilier rural publié par ma-propriete.fr, plusieurs segments enregistrent encore des niveaux de prix élevés.
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Les maisons de campagne gardent la cote
L’engouement pour les maisons à la campagne reste bien présent. Même si le marché ralentit depuis le pic post-Covid, les prix restent supérieurs à ceux observés avant 2020. Selon l’Observatoire des prix de l’immobilier rural, plateforme spécialisée qui base ses analyses sur les chiffres communiqués par la Direction générale des finances publiques et la base de données DVF, le prix médian d’une maison de campagne atteint :
- 182 000 euros en 2024 ;
- contre 168 900 euros quatre ans plus tôt.
Au premier semestre 2025, le prix moyen grimpe même à 189 009 euros. Les écarts restent toutefois importants selon les régions. En Provence-Alpes-Côte d’Azur et en Corse, les prix dépassent les 300 000 euros. À l’inverse, plusieurs régions du centre et de l’est restent beaucoup plus accessibles, notamment la Bourgogne–Franche-Comté. À noter que pour les primo-accédants qui souhaitent investir dans l’ancien avec travaux en zone rurale, le prêt à taux zéro peut être une solution envisageable. Accessible sous condition, ce prêt sans intérêt peut faciliter l’accès à la propriété.
Les terres agricoles dépassent les 6 000 euros l’hectare
Autre tendance observée : les prix des terres agricoles restent orientés à la hausse. Selon les chiffres publiés par l’Observatoire, le prix moyen des terres atteint 6 059 euros l’hectare au niveau national, pour un prix médian de 5 307 euros. Le nombre de transactions évolue peu, avec 14 328 ventes enregistrées sur l’année. Là encore, les écarts régionaux restent très marqués :
- en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le prix moyen dépasse 14 800 euros l’hectare :
- en Bourgogne–Franche-Comté, il tombe sous les 3 000 euros.
Dans certains secteurs spécialisés, les prix peuvent grimper plus haut sous l’effet :
- de la rareté des terres disponibles ;
- de la pression foncière ;
- ou encore des investissements patrimoniaux.
Les vignes et les biens de prestige restent sur des niveaux très élevés
Le marché viticole continue lui aussi d’afficher des prix particulièrement élevés dans certaines appellations françaises. Toujours selon l’Observatoire des prix de l’immobilier rural :
- les vignes en Champagne dépassent souvent 1 million d’euros l’hectare ;
- la Bourgogne figure également parmi les régions les plus chères ;
- certaines appellations bordelaises restent aussi sur des niveaux très élevés.
En revanche, certaines régions viticoles traversent une période beaucoup plus compliquée. En Gironde, par exemple, le prix médian est passé de 35 312 euros l’hectare en 2020 à 15 434 euros en 2025. En parallèle, le marché des biens de prestige ruraux reste dynamique. Malgré un recul des volumes de vente depuis 2021, les prix des grandes propriétés, domaines et châteaux continuent de progresser. Au premier semestre 2025, le prix moyen atteint 3 368 euros/m², soit une hausse de 43 % en cinq ans.
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