La crise du logement qui sévit depuis plusieurs mois impacte une grande partie des étudiants. Une enquête nationale menée par la Fédération des associations générales étudiantes (FAGE) a présenté des chiffres alarmants concernant leur situation précaire.
Taux Empruntis relevés le 15/03/2026
Un étudiant sur trois en situation de mal-logement
Se nourrir, se soigner ou payer son loyer ? Ce choix cornélien s’impose de plus en plus dans le quotidien des étudiants français. L’enquête menée par la FAGE entre le 5 janvier et le 5 février 2026 a révélé qu’un étudiant sur trois est mal-logé. Parmi eux :
- 18,3 % des étudiants vivent avec des moisissures ;
- 16,5 % ont déjà subi un dégât des eaux ;
- 13,3 % « cohabitent » avec des nuisibles ;
- 1,2 % sont exposés à des composants dangereux comme l’amiante ;
- 40 % des étudiants rencontrent des problèmes thermiques graves ;
- 35 % subissent des nuisances sonores importantes ;
- 32,9 % n’ont pas de connexion internet stable.
« Au-delà de l’inconfort, ces conditions portent atteinte à la santé et à l’avenir des étudiants » a alerté Suzanne Njidam, présidente de la fédération, au micro de Franceinfo. Parmi les 5 600 étudiants interrogés, 25,2 % ne peuvent pas travailler au calme dans leur logement et 12,1 % déclarent ne pas pouvoir prendre soin de leur hygiène dignement.
Des aides insuffisantes ?
Le logement représente une part non négligeable du budget mensuel d’un étudiant. Assumer cette charge peut conduire à des situations dramatiques : 22 % des étudiants vivent avec moins de 100 € par mois après avoir payé leur loyer et 1 étudiant sur 2 doit concilier études et emploi afin de financer son logement, au risque de mettre en péril sa réussite académique.
Face à cette situation, la FAGE ne parle plus de précarité étudiante, mais de « pauvreté étudiante ». Elle dénonce un sous-financement des Crous entraînant une liste d’attente qui s’allonge et un manque inquiétant de places. Les étudiants qui ne parviennent pas à obtenir un logement social sont désormais contraints de basculer vers le parc privé où les loyers sont en moyenne 200 euros plus élevés. Pour la fédération, cette différence est d’autant plus alarmante qu’elle équivaut à plus d’un mois de courses pour cette génération, qui a souvent une faible capacité d’emprunt.
Les solutions formulées par la FAGE
La FAGE se réjouit de la généralisation du repas à 1 euro pour tous les étudiants, prévue début mai. « Elle changera la donne », assure la présidente. C’était « une mesure d’urgence nécessaire mais elle ne peut pas se décorréler de l’urgence et de la nécessité d’avoir une vraie réforme structurelle des bourses qui actuellement est totalement mise de côté et oubliée par les décideurs politiques », nuance-t-elle.
La fédération appelle également à une rénovation immédiate des biens insalubres, à une construction massive de logements sociaux étudiants et à un encadrement strict des loyers dans le parc privé.
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