Face à la crise du logement, les grandes villes ajustent leur politique locale. Encadrement, rénovation ou construction : on fait le point sur les orientations choisies à Paris, Marseille, Bordeaux et Lyon au lendemain des municipales.
Taux Empruntis relevés le 21/05/2026
Paris, réguler et faciliter l’accès à la capitale
À Paris, le logement s’impose comme l’un des défis prioritaires du mandat d’Emmanuel Grégoire. Le constat est clair : l’accès au logement s’est fortement dégradé dans la capitale. Selon les éléments avancés pendant la campagne, environ 300 000 logements seraient vacants ou utilisés comme résidences secondaires, soit près d’un logement sur cinq. Dans le même temps, 60 % du parc privé serait détenu par des multipropriétaires. Pour agir, la ville prévoit :
- une régulation plus ferme du marché en limitant l’usage spéculatif des locations touristiques et en accentuant la pression sur les logements vacants ;
- un maintien de l’encadrement des loyers.
Côté offre, l’objectif affiché est la création de 60 000 logements publics (30 000 nouveaux logements sociaux et 30 000 autres, « abordables), comme le rapporte un article du Monde. Le développement du bail réel solidaire et la transformation de bureaux en habitation complètent cette stratégie. La rénovation du parc existant constitue un autre axe, avec une cible de 200 000 logements à rénover, notamment pour améliorer le confort thermique.
Marseille met l’accent sur le droit à se loger dignement
À Marseille, la politique du logement reste marquée par l’état du parc immobilier. La municipalité de Benoît Payan poursuit une stratégie centrée sur la réhabilitation et la lutte contre l’habitat indigne. Plusieurs leviers sont activés, comme l’évoque un article publié sur le site du Journal de l’Agence :
- interventions ciblées sont menées sur les copropriétés les plus fragiles ;
- renforcement des actions contre les marchands de sommeil ;
- développement de l’offre de logements sociaux ;
- encadrement renforcé du marché local, notamment face aux tensions liées aux meublés touristiques et aux logements vacants.
L’accompagnement des ménages constitue un autre volet, avec des dispositifs visant à prévenir les expulsions et à sécuriser les parcours résidentiels.
Lyon et Bordeaux : mobiliser l’existant et encadrer le marché
À Lyon, la municipalité de Grégory Doucet vise un objectif de 30 % de logements sociaux à horizon 2040, avec une production d’environ 1 500 logements sociaux par an, comme le rapporte le Journal de l’Agence. Cette orientation répond à une demande importante : plus de 70 % des habitants seraient éligibles au logement social. En parallèle, la ville développe des solutions d’accession abordable via le bail réel solidaire, avec des prix d’achat inférieurs au marché. Une opportunité pour les candidats à l’achat immobilier qui doivent toutefois prendre le temps de vérifier leur capacité d’emprunt. Lyon cherche également à mobiliser le parc existant en ciblant :
- la transformation de bureaux vacants ;
- la remise sur le marché de logements inoccupés ;
- et l'encadrement des meublés touristiques.
À Bordeaux, le nouveau maire Thomas Cazenave adopte une approche plus globale. Le logement s’inscrit dans une politique de cadre de vie, en lien avec la sécurité, la propreté et l’attractivité résidentielle. Selon le média Sud Ouest, la municipalité entend agir sur la disponibilité des logements, en facilitant la remise sur le marché de biens vacants et en mettant fin à certaines pratiques (comme le label « bâtiment frugal bordelais »). Objectif : débloquer le parcours résidentiel tout en améliorant l’environnement urbain, un facteur déterminant pour les habitants comme pour les investisseurs.
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