À l’approche des élections municipales, dans sa dernière étude, SeLoger compare l’état du marché immobilier entre 2020 et aujourd’hui. Deux phases semblent se distinguer : une forte dynamique de 2020 à 2023, puis un ralentissement, les années qui ont suivi.
Taux Empruntis relevés le 15/06/2026
Une évolution du marché en deux temps
Selon l’étude, entre 2020 et 2026, la trajectoire des prix de l’immobilier n’a pas été linéaire : deux phases se sont clairement dessinées.
Tout d’abord, de 2020 à 2023, une dynamique exceptionnelle a été observée, avec des taux immobiliers avoisinant 1 %. De plus, à la suite de la crise sanitaire, de nouvelles préférences résidentielles ont fait leur apparition et les prix ont progressé de 16,7 % en l’espace de trois ans.
Dès 2022, les taux ont commencé à remonter rapidement impactant fortement la capacité d’emprunt des particuliers et entraînant un ralentissement marqué du marché à partir de 2023.
Depuis, les prix ont reculé en moyenne de 1,9 % entre 2023 et 2026, au niveau national. Cependant la hausse des taux a réduit la capacité d’achat des particuliers. En effet, entre 2020 et 2026, le pouvoir d’achat immobilier a nettement reculé : la surface accessible a diminué de 11 m² en moyenne.
Une hausse importante des loyers
Toujours selon SeLoger, suite à ce ralentissement du marché, il y a eu un report de l’achat vers la location créant des tensions sur le marché locatif. Entre 2020 et 2023, la hausse des loyers est restée modérée avec 5,8 % en restant en dessous du niveau de l’inflation (+ 9,7 %). Durant les trois dernières années, cette tendance s’est inversée : les loyers ont augmenté de 8,1 %, alors que l’inflation était à + 5,2 %.
Cependant, au cours des six dernières années, la surface accessible pour louer un bien immobilier progresse tout de même (+ 5 m²), grâce à la hausse moyenne des revenus.
Une évolution différente selon les villes
D’après l’étude, dans la quasi-totalité des 50 plus grandes villes françaises, le pouvoir d’achat immobilier est en baisse depuis les dernières élections municipales. Cependant, deux exceptions sortent du lot :
- Paris avec un gain de surface accessible de 2 m² environ ;
- Lyon avec un gain de surface accessible de 3 m² environ.
Dans ces deux villes, la baisse des prix après la crise sanitaire a compensé la remontée des taux. De leur côté, Quimper et Le Mans enregistrent la plus grosse perte de pouvoir d’achat immobilier (- 41 m² entre 2020 et 2026). Cette baisse importante s’explique par l’envolée des prix au sein de ces deux communes durant ces six années (+ 46, 1 % à Quimper et + 41, 6 % pour Le Mans).
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