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  5. L'Île-de-France moins exposée à la vulnérabilité énergétique

Immo : l'Île-de-France moins exposée à la vulnérabilité énergétique

L'Île-de-France moins exposée à la vulnérabilité énergétique
Immo : l'Île-de-France moins exposée à la vulnérabilité énergétique

Si actuellement la région comptabilise peu de passoires thermiques parmi ses résidences principales, 9,5 % des ménages se trouvent en situation de vulnérabilité énergétique. Un chiffre qui pourrait atteindre 15 % d’ici 2030 ou être divisé par deux selon les scénarios esquissés par l’Insee.

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17 % de passoires thermiques parmi les résidences principales

L’Île-de-France comptait au 1er janvier 2025 environ 0,9 million de passoires thermiques parmi les résidences principales de la région, selon le bilan du 4e trimestre 2025 portant sur les chiffres de la construction et de la rénovation du bâtiment francilien de la Drihl (Direction régionale et interdépartementale de l’hébergement et du logement) Île-de-France, publiées le 9 avril dernier. Cela représente :

  • 17 % de l’ensemble des résidences principales de la région ;
  • 12 % de baisse par rapport au 1er janvier de l’année précédente.

Cette baisse significative s’explique par les actions de rénovation énergétique initiées dans le parc immobilier privé, dont la majorité concerne les systèmes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire et l’isolation. Rien que pour le quatrième trimestre 2025, l’Île-de-France enregistre une hausse de 12 % des dossiers MaPrimeRénov’ par rapport au troisième trimestre.

Rappelons que les passoires thermiques désignent les logements classés F ou G au DPE (diagnostic de performance énergétique). Elles sont au nombre de 3,9 millions sur le territoire national (soit 13 % des résidences principales).

Le bilan de la Drihl laisse aussi apparaître que :

  • 31 162 logements privés de la région ont été subventionnés en 2025 pour des rénovations d’ampleur incluant un accompagnement des ménages modestes et très modestes, dont 12 129 sur le quatrième trimestre (+ 92 % de hausse par rapport au troisième trimestre) ;
  • 6 324 rénovations ont été engagées dans le parc immobilier social, via l’éco-PLS (éco-prêt logement social), au cours du quatrième trimestre 2025 (soit + 92 % de hausse par rapport au troisième trimestre et + 144 % par rapport au trimestre de l’année précédente).

La région la moins exposée à la vulnérabilité énergétique

Avec un ménage sur dix en situation de vulnérabilité énergétique dans son logement en 2021, l’Île-de-France figure pourtant parmi les régions les moins exposées, selon les données Insee Analyses Île-de-France de février 2026. Une situation favorable qui s’explique par plusieurs phénomènes : des revenus plus élevés, un climat plus doux et une proportion de maisons individuelles moins importante que sur le reste du territoire national.

À titre de comparaison, la proportion des ménages vulnérables en Île-de-France (9,5 % de la population) est près de deux fois moins inférieure à celle observée en France métropolitaine (17,4 %), toujours selon les chiffres Insee. Ce qui la classe parmi les moins touchées par la vulnérabilité énergétique, avec la Provence-Alpes-Côte d’Azur (11,5 %) et la Corse (11,4 %).

À noter que l’on entend par “vulnérabilité énergétique” l’exposition au risque de ne pas pouvoir maintenir un confort thermique standard, par opposition à la “précarité énergétique” qui fait état de difficultés réelles et existantes de la part des ménages, souvent en raison d’un budget familial grevé par le poids des factures énergétiques..

Quelles perspectives pour l’avenir ?

L’Insee dresse des prédictions très hypothétique pour les années à venir, en esquissant deux scénarios opposés :

  • À l’horizon 2030, la part des ménages vulnérables (9,5 % de la population francilienne) pourrait augmenter, notamment avec la hausse constante des prix de l’énergie, jusqu’à atteindre 15 %, si les rénovations thermiques ne se réalisent pas parallèlement au vieillissement des logements et si les prix de l’énergie accusent une augmentation de 50 %.
  • Si au contraire des actions ambitieuses de rénovation énergétique sont privilégiées, cette part pourrait être divisée par deux d’ici 2050.

 

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