Selon les dernières données de l’Observatoire Crédit Logement/CSA, les taux immobiliers ont su rester stables sur l’ensemble du 1er trimestre. Malgré cette période de printemps immobilier, les banques ont dû faire face à un repli de la demande de crédits de la part des ménages. Ces derniers sont inquiets face au climat économique actuel et se disent fragilisés par la baisse de leur pouvoir d’achat.
Taux Empruntis relevés le 13/05/2026
Un taux moyen stabilisé sur le 1er trimestre 2026
Sur ces trois premiers mois, le taux moyen des prêts immobiliers s’établit à 3,22 % hors assurance et coût des garanties, contre 3,14 % au 4e trimestre 2025. Cette stabilisation fait suite à une hausse ininterrompue des taux depuis septembre 2025, avec plus de 7 points de base en janvier et février 2026.
En outre, avec l’approche du printemps, certaines banques ont tendance à faire un effort « commercial » à destination des projets immobiliers des ménages.
Cependant, cette année, les établissements bancaires font face à un affaiblissement de la demande de crédits. En effet, les ménages ont tendance à reporter leurs projets immobiliers à cause du climat financier actuel et de la crise au Moyen-Orient.
Pour pouvoir maintenir leurs activités, les banques ont été contraintes de réajuster leurs barèmes à la baisse.
La durée des crédits accordés qui continue de s’allonger
La durée moyenne des crédits octroyés par les banques, elle, poursuit sa hausse (de 6 mois en un an) pour s’établir à 252 mois (contre 250 mois au 4e trimestre 2025).
En procédant ainsi, les banques cherchent à réduire l'impact de la hausse du coût des opérations financées sur la capacité d'emprunt des acheteurs, tout en essayant de soutenir une demande de prêts en baisse.
Un pouvoir d’achat qui s’affaiblit
Toujours selon l'étude, ce repli de la demande de crédits est également dû au pouvoir d’achat des ménages qui a régressé sur ces trois derniers mois.
Avec la reprise de l’inflation et les augmentations salariales contenues, les revenus des emprunteurs sont en recul de 0,6 % au 1er trimestre 2026 après 2,4 % en 2025.
En outre, les nouveaux acheteurs ont atteint leurs limites dans la mobilisation d’un apport pour leur projet, malgré le fait que le coût des opérations réalisées soit moins fort que l’année dernière (+ 1,9 % au 1er trimestre 2026 après + 4,6 % en 2025). Cela rend l’accès au marché immobilier plus compliqué pour eux.
Enfin, avec une nouvelle augmentation du coût moyen des logements, l’indicateur de solvabilité de la demande s’est encore dégradé ce 1er trimestre.
Un marché du crédit en manque de vigueur
Après une année 2025 très active, le marché du crédit montre des signes de ralentissement dès le 1er trimestre 2026.
La production de crédits s’est établie à 0,8 % fin mars 2026, contre 48,4 % l’an passé. Même constat du côté du nombre de prêts accordés avec +4,7 %, contre +52,8 % sur cette même période.
En revanche, au niveau annuel glissant, le marché continue sa progression avec une hausse de 20,1 % sur la production de crédits et de 26,7 % pour le nombre de prêts accordés.
Enfin, la reprise du marché perd progressivement de sa vigueur à cause de la dégradation économique au niveau national et international qui pèse sur les finances des ménages. Résultats : ces derniers renoncent de plus en plus souvent à leurs projets immobiliers en attendant des conditions plus favorables.
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