Travaux : 1 artisan sur 4 considère le financement comme le premier obstacle
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Pour de nombreux particuliers, le principal obstacle à la concrétisation de travaux reste le financement. Une étude Sofinscope avec OpinionWay, nommée « Les artisans et le financement des travaux des particuliers », interroge les artisans sur les freins rencontrés par les clients. Sans surprise, le manque de moyens financiers arrive en tête des difficultés.
Des freins financiers encore nombreux
Si certains ménages ne parviennent pas à concrétiser leur projet de travaux, c’est notamment en raison d’un manque de moyens financiers. Pour 64 % des artisans, ce manque de moyens figure parmi les principales raisons qui poussent les clients à renoncer à leur projet. Un artisan sur quatre le considère même comme le premier frein.
Près de la moitié des répondants estiment que les démarches nécessaires pour obtenir un crédit ou bénéficier d’un paiement différé freinent le lancement des travaux. Ils sont presque aussi nombreux (46 %) à pointer les difficultés d’accès aux aides financières ainsi que le montant du reste à charge.
Enfin, les aides publiques souffrent d’un manque de lisibilité : Une part de 70 % jugent qu’elles sont difficiles à comprendre, tandis que 75 % considèrent qu’elles sont compliquées à obtenir.
Des modes de financement variés
Face à des dispositifs parfois jugés complexes, les clients trouvent d'autres solutions pour financer leurs travaux. Ainsi, 50 % choisissent de les régler comptant. Une part de 41 % des clients se tourne plutôt vers un prêt personnel, tandis que 23 % privilégient le paiement en plusieurs fois. D'autres mobilisent des aides telles que MaPrimeRénov' (20 %), l'éco-prêt à taux zéro (20 %) ou encore les aides proposées par les collectivités locales (6 %).
De leur côté, les artisans tentent d'accompagner leurs clients dans leurs démarches. Près de la moitié d'entre eux (42 %) se sentent en mesure de les orienter vers les aides disponibles et 40 % déclarent bien connaître ces dispositifs et les conseiller. Toutefois, seuls 21 % bénéficient d'un accompagnement pour mieux guider leurs clients. Plus rarement encore, 15 % font appel à un prestataire comme un courtier pour les aider à monter les dossiers de demande d'aides financières.