Longtemps considéré comme l’un des cancers les plus difficiles à traiter, le cancer du pancréas pourrait connaître plusieurs avancées importantes. Entre radiothérapie ciblée et nouveaux traitements expérimentaux, la recherche progresse.
Une première européenne testée à Grenoble
Le CHU de Grenoble a récemment réalisé une première en Europe avec une technique de radiothérapie ciblée directement au contact de la tumeur. Le principe : implanter de petits bâtonnets en titane recouverts de radium 224 afin d’administrer une dose de radiation très localisée. L’objectif est de traiter la tumeur avec précision tout en limitant l’impact sur les autres organes. Cette technique concerne les cancers du pancréas non métastatiques.
Les médecins espèrent réduire certaines tumeurs suffisamment pour envisager ensuite une chirurgie ou limiter la lourdeur des traitements. Le sujet reste majeur, car le cancer du pancréas reste l’un des cancers les plus agressifs. Son diagnostic intervient souvent tardivement et les cellules cancéreuses résistent fréquemment aux traitements conventionnels comme la chimiothérapie.
Un anticorps expérimental ouvre une nouvelle piste
En parallèle, plusieurs équipes françaises poursuivent leurs travaux sur de nouvelles approches thérapeutiques. Des chercheurs du CNRS, du Centre Léon Bérard et de l’Université Claude Bernard Lyon 1 ont notamment développé un anticorps expérimental appelé NP137. Ce traitement cible la nétrine-1, une protéine impliquée dans les mécanismes de résistance des cellules tumorales. En bloquant cette protéine, les chercheurs cherchent à rendre les tumeurs plus sensibles à la chimiothérapie. Cette approche a été testée dans un essai clinique de phase 1b mené auprès de 43 patients atteints d’un cancer du pancréas localement avancé et initialement non opérable.
Selon les résultats publiés dans la revue Nature, le traitement associé à la chimiothérapie standard a permis d’améliorer la réponse des patients et d’allonger leur survie par rapport aux traitements classiques seuls. D’autres recherches alimentent également l’espoir. Une étude internationale menée sur 460 patients a montré des résultats encourageants avec le Daraxonrasib. D’après les données communiquées, la survie médiane serait passée de 6,7 mois à 13,2 mois chez les patients traités.
Cancer et assurance emprunteur
Comme d’autres pathologies lourdes, le cancer du pancréas peut avoir des conséquences sur l’accès à l’assurance emprunteur. Dans le cadre d’un crédit immobilier, les banques demandent généralement une assurance afin de couvrir le remboursement du prêt en cas d’accident de la vie. Les cancers font partie des pathologies considérées comme des risques aggravés de santé. Selon le profil médical de l’emprunteur, cela peut entraîner :
- une surprime ;
- des exclusions de garanties ;
- ou parfois un refus d’assurance.
Plusieurs dispositifs permettent toutefois de faciliter l’accès à l’assurance de prêt :
- la loi Lemoine autorise certains emprunteurs à souscrire sans questionnaire médical sous certaines conditions tout en permettant de changer d’assurance de prêt immobilier à tout moment ;
- la convention Aeras prévoit un réexamen des dossiers présentant un risque aggravé de santé ;
- le droit à l’oubli permet à certaines personnes en rémission de ne plus déclarer leur ancien cancer après un délai défini par la convention.
Trouvez la meilleure assurance en quelques clics
Autres actualités