Dans l’optique de réaliser des économies, le gouvernement a annoncé fin février de nouvelles mesures concernant le remboursement des soins à l’hôpital. Les forfaits, en cas d’hospitalisation ou de passage aux urgences, seront notamment plus chers.
Baisse des prises en charge
Plusieurs projets de textes réglementaires et de décrets sont entrés en vigueur ce 1er mars, avec pour effet d’augmenter le prix de différents forfaits de soins facturés aux patients ou à leur mutuelle. Autrement dit, la part des remboursements perçus sera désormais plus faible. Selon le site du Service public, cela sera notamment le cas pour :
- le forfait journalier hospitalier à la charge des patients au titre des frais d’hébergement et d’entretien qui passe de 20 à 23 € ;
- le forfait patient urgences (réglé pour un passage sans hospitalisation derrière par le patient et remboursé par la complémentaire santé) qui s'élèvera désormais à 23 € au lieu de 19,61 €.
Par ailleurs, il est prévu que la participation forfaitaire en cas de soins coûteux (d’un prix supérieur à 120 €) à l’hôpital ou en clinique soit portée, à partir du 1er avril, à 32 € contre 24 €.
Vers une hausse des primes d’assurance ?
Cette hausse des frais n’est pas sans conséquence. D’après un article des Échos, même si ces augmentations sont prises en charge par les complémentaires santé, elles vont tout de même peser sur le budget des ménages. En effet, les organismes d’assurance risquent fortement de répercuter ce surcoût de remboursement sur leurs assurés et revoir ainsi à la hausse leurs contrats et le montant des cotisations.
Ces nouvelles règles vont par ailleurs toucher plus lourdement les non-assurés. Ces derniers vont devoir supporter la réduction de la prise en charge en payant davantage. Un constat qui peut s’apparenter aux personnes âgées et aux patients souffrant d’une maladie chronique, plus régulièrement hospitalisés. Un coup dur, surtout quand on sait que ces profils peuvent déjà éprouver des difficultés à obtenir une assurance emprunteur à un tarif avantageux.
Économiser 400 millions d’euros
Ces nouvelles mesures gouvernementales ont pour objectifs de réduire le déficit public et de faire économiser chaque année 400 millions d’euros à la Sécurité sociale. Par quel mécanisme ? Tout simplement en transférant une partie des dépenses auparavant prises en charge par la Sécurité sociale vers les organismes d’assurance santé.
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