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Que faire en cas de problème d'argent ?
⏱L'essentiel en quelques mots
Une facture imprévue, une perte d’emploi ou simplement un budget qui dérape : personne n’est à l’abri d’un coup dur financier. Difficulté financière, qui peut m’aider ? Comment s’en sortir financièrement et économiser de l’argent ? Rassurez-vous, il existe des solutions concrètes pour reprendre le contrôle !
- En cas de gros problème d’argent, il est essentiel d’agir vite : analyser ses dépenses, alerter sa banque, négocier avec ses créanciers et solliciter les services sociaux ou la commission de surendettement pour trouver des solutions adaptées à sa situation ;
- De nombreuses aides pour payer ses dettes existent en France (RSA, aides au logement, chèque énergie, aide alimentaire, microcrédit…), mais elles sont encore trop méconnues. Il est important de vérifier ses droits pour ne rien laisser de côté ;
- Une fois la situation stabilisée, il est possible de retrouver un équilibre durable grâce à une meilleure gestion des dépenses, une épargne progressive et des choix de consommation plus réfléchis, sans se priver.
Sommaire
Je n’ai plus d’argent pour vivre, comment faire ? 8 conseils
1. Comprendre l’origine du problème d’argent
Avant tout, la première chose à faire si vous n’avez plus d’argent pour vivre, c’est d'en comprendre l'origine afin de pouvoir y remédier. Afin de mieux maîtriser son budget, il est donc indispensable de faire bilan de votre situation financière, notamment lister ses dépenses habituelles ou extraordinaires, comme les frais liés :
- au logement (mensualité de prêt immobilier ou loyer) ;
- à l’énergie (électricité, eau, gaz, etc.) ;
- à internet et à la téléphonie ;
- à l’alimentation ;
- à l’habillement ;
- aux loisirs ;
En face de chaque dépense doit figurer le moyen de financement avec, éventuellement, le coût de ce financement lorsque ce dernier s'effectue par le biais d'un crédit. Il convient ensuite de déterminer si les problèmes rencontrés sont passagers ou perdurent dans le temps. Dans le cas de problèmes récurrents, il sera nécessaire de réagir rapidement pour ne pas laisser la situation se détériorer.
2. Prendre rdv avec son banquier
L'apparition des premiers problèmes d’argent doit vous inciter à entrer en contact avec votre banquier. Celui-ci sera toujours plus arrangeant avec des clients qui font l'effort de le prévenir en amont d'éventuelles difficultés. Il pourra alors vous proposer des solutions adaptées si vous n’avez plus d’argent pour vivre :
- un relèvement de votre découvert bancaire autorisé ;
- une suspension temporaire de prélèvements ;
- voire une modulation de crédit.
Bon à savoir
Avec certains prêts immobiliers, il est possible de moduler ses échéances de remboursement. Si votre contrat le prévoit, vous pouvez ainsi demander à la banque une diminution du montant de votre mensualité en cas de problème d’argent.
3. Négocier avec les créanciers pour trouver une solution à vos problèmes d'argent
Lorsque les fins de mois deviennent difficiles, il est aussi important de prendre contact dès que possible avec vos créanciers, qu'il s'agisse des services fiscaux, du fournisseur d'énergie ou de téléphonie, de votre propriétaire, voire de votre garagiste.
Les créanciers préfèrent souvent faire des concessions (étaler les paiements ou les suspendre temporairement en cas de problèmes financiers) plutôt que de prendre le risque de ne pas être payé. Plus vous prévenez tôt un créancier de vos problèmes d’argent, plus la marge de manœuvre pour trouver une solution sera grande si vous n’avez plus d’argent pour vivre.
4. Restructurer vos crédits pour augmenter le reste à vivre
Si vous n’avez plus d’argent pour vivre, c’est souvent parce que vos charges mensuelles sont devenues trop lourdes par rapport à vos revenus disponibles. Parmi ces charges, les crédits bancaires (crédit à la consommation, prêt auto, crédit renouvelable, prêt personnel…) représentent parfois une part importante. C’est là qu’intervient le regroupement de crédits, aussi appelé regroupement de crédits.
Le principe est simple : un organisme spécialisé (banque ou établissement de crédit) va regrouper tous vos crédits existants en un seul. Cela signifie :
- un seul prêt, avec une unique mensualité à rembourser ;
- un montant moins élevé chaque mois, car la durée de remboursement est allongée ;
- et souvent, un taux d’intérêt global plus avantageux que certains crédits à la consommation.
Le grand avantage de cette solution, c’est qu’elle libère du budget pour vivre. Voici un exemple concret : si vous remboursez actuellement 800 € de crédits par mois pour un revenu de 1 500 €, votre reste à vivre est très faible. Grâce au regroupement de crédits, votre mensualité pourrait passer à 500 €, vous laissant 300 € de plus chaque mois pour vos dépenses du quotidien (alimentation, enfants, santé, etc.).
5. Rentrer en contact avec les services sociaux
En cas de problème d’argent, vous pouvez également vous tourner vers les services sociaux, et en particulier, vers votre Centre communal d’action sociale (CCAS). Cette structure municipale est une aide pour une personne en difficulté financière.
Le CCAS est un service public de proximité. Si vous n’avez plus d’argent pour vivre, il peut :
- vous aider à constituer des dossiers pour bénéficier d’aides sociales nationales (RSA, APL, allocation de rentrée scolaire, complément santé solidaire…) ou locales ;
- vous orienter vers les bons interlocuteurs (CAF, assistante sociale, MDPH, structures d’hébergement, etc.) ;
- mettre en place des aides ponctuelles : bons alimentaires, aide à l’achat de vêtements ou de fournitures scolaires, participation aux factures d’énergie, aide au paiement du loyer ou de l’assurance habitation.
6. Faire appel au délai de grâce
Si vos problèmes d’argent vous empêchent d’honorer vos mensualités de prêt immobilier, vous pouvez solliciter ce que l’on appelle un délai de grâce. Vous devez pour cela en faire la demande auprès d’un tribunal.C’est un mécanisme prévu par la loi (article 1343-5 du Code civil) qui permet de suspendre temporairement le remboursement d’un ou plusieurs crédits, jusqu’à 2 ans maximum.
Pendant cette période, vous ne payez pas vos mensualités, et aucun intérêt de retard ni pénalité ne peut être appliqué. À savoir que :
- à l’issue du délai de grâce, les mensualités non payées ne sont pas annulées, mais reportées : soit elles sont réparties sur les mensualités restantes, soit ajoutées à la fin du prêt ;
- cette mesure est gratuite, accessible à toute personne physique en France, sans besoin d’avocat (sauf dans certains cas complexes) ;
- elle peut éviter un fichage à la Banque de France ou un contentieux avec votre banque.
7. Déposer un dossier de surendettement
Sachez enfin que lorsque vos problèmes financiers persistent en dépit des efforts menés dans les étapes précédentes, ou si ces soucis ne permettent pas la mise en place d'un rachat de prêts, il est également possible dans certains cas de saisir la Commission de surendettement.
La commission a pour objectif de trouver une solution au surendettement, qui convienne aussi bien au débiteur qu'à ses créanciers, avec tout un panel de dispositions. Du plan de surendettement (ou plan de redressement) qui permet au débiteur de rembourser ses dettes au rétablissement personnel qui efface une partie ou la totalité de ses dettes: le débiteur peut se voir proposer des solutions adaptées à sa situation.
8. Établir un tableau de gestion pour retrouver une situation financière stable
Parallèlement à ces opérations, nous vous conseillons de mettre en place un tableau de gestion de budget et un suivi de ses finances personnelles concourt à retrouver une situation financière saine. Si vous n’avez plus d’argent pour vivre, c’est peut-être parce que vous avez du mal à suivre vos dépenses quotidiennes. Pour gérer votre argent il existe aujourd’hui de nombreux outils, comme les applications de gestion de budget (Bankin’, Linxo, PiloteBudget, etc.).
Certaines banques mettent aussi à disposition des tableaux de bord pour vous aider à mieux gérer vos dépenses, notamment en catégorisant vos frais et en suivant l’évolution de votre solde en temps réel.
J’ai besoin d’argent, qui peut m'aider ? Toutes les aides
Saviez-vous que vous pouviez faire appel à un organisme d’aide aux personnes en difficulté financières ? En effet, il en existe plusieurs en France selon vos besoins et votre situation. Pourtant, ces aides sont souvent méconnues et non sollicitées par les personnes qui y ont droit !
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Situation ou besoin |
Aides proposées en 2025 |
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Loyer et logement |
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Factures énergie et eau |
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Manque d'argent pour vivre |
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Besoins essentiels du quotidien |
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Alimentation des enfants |
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Chômage ou perte d'emploi |
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Jeunes sans ressources |
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Auto-entrepreneurs en difficulté |
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Nos astuces pour mettre de l’argent de côté
Dépenser malin sans se priver
Une fois que vous avez fait le point sur vos dépenses, vous pouvez mettre en place une organisation réaliste, sans tomber dans la frustration. L’idée n’est pas de vous priver de tout, mais d’apprendre à mieux consommer. Cela passe par quelques astuces simples :
- définissez un budget plaisir adapté à vos revenus : par exemple, 100 à 200 € par mois pour les loisirs, les sorties ou le shopping ;
- privilégiez la seconde main : vêtements, meubles ou électroménager d’occasion permettent de faire des économies tout en consommant plus durablement ;
- pensez à réparer ou transformer au lieu de jeter : un vêtement abîmé peut être repris, un objet usé peut être détourné. C’est souvent économique… et bien plus créatif !
Fixer un objectif d’épargne réaliste et atteignable
Mettre de l’argent de côté, c’est avant tout une question de régularité, pas de montant impressionnant. L’important est de trouver un équilibre entre vos besoins quotidiens et votre capacité réelle à épargner, même modestement.
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Revenus mensuels |
Part recommandée à épargner |
Montant mensuel |
|---|---|---|
|
≤ 1 000 € |
5 % |
≤ 50 € |
|
1 000 € - 1 500 € |
10 % |
100 à 150 € |
|
1 500 € - 2 000 € |
15 % |
225 à 300 € |
|
≥ 2 000 € |
20 % |
≥ 400 € |
Ces pourcentages sont des indications, pas des obligations : si vous pouvez mettre de côté 20 € par mois, c’est déjà un bon début ! Ce qui compte, c’est la régularité et l’objectif derrière (coup dur, projet, vacances…). Pensez à automatiser votre épargne dès la réception de vos revenus pour ne pas être tenté de dépenser cette somme.
Faire fructifier ses économies
Une fois une petite épargne constituée, pourquoi ne pas lui donner un coup de pouce ? Même de modestes économies peuvent commencer à rapporter un peu plus, si vous les placez intelligemment. Il ne s’agit pas de prendre des risques inconsidérés, mais simplement de choisir les bons supports, selon vos objectifs et votre situation.
Voici quelques options accessibles :
- le livret A ou le LDDS : sans risque, disponibles à tout moment, et exonérés d’impôt. Parfait pour une épargne de précaution ;
- l’assurance-vie : elle permet de préparer un projet à moyen ou long terme (achat immobilier, retraite, transmission). Vous pouvez verser à votre rythme et choisir un mode de gestion adapté à votre profil ;
- le plan épargne retraite (PER) : idéal pour ceux qui veulent anticiper l’avenir tout en bénéficiant d’un avantage fiscal selon leur tranche d’imposition ;
- l’épargne salariale : si vous êtes salarié(e), renseignez-vous sur l’existence d’un PEE ou d’un PERCO. Ce sont des solutions souvent avantageuses, avec des abondements de l’entreprise.
L’important, c’est d’adapter votre stratégie à vos priorités : sécurité, disponibilité des fonds, durée de placement… N’hésitez pas à demander conseil à votre banque ou à un professionnel indépendant pour faire les bons choix.
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