Selon le dernier baromètre publié par l’Apec (Association pour l’emploi des cadres) publié le 25 août dernier, la capacité et l’intention de recrutement des entreprises envers les cadres est au plus bas.
Un contexte peu favorable
La conflit entre l'Iran et les États-Unis a de fortes répercussions sur l’économie française. La hausse des coûts de l’énergie et des matières premières touche directement les entreprises qui adoptent une stratégie portée sur la prudence. Le budget consacré aux dépenses d’investissement en est par conséquent réduit, à en croire l’étude de l’Apec. Cette dernière mentionne par exemple que « la part des entreprises capables d’anticiper leur niveau d’activité s’est contractée sur un an (56 % contre 63 % en juin 2025) ». Autre baisse notable, la confiance des entreprises dans la visibilité de l’évolution de leur carnet de commande qui chute de 71 % à 63 % au cours de la même période.
Les intentions de recrutement en berne
Toujours selon le baromètre de l’Apec, les entreprises françaises (toutes tailles confondues) ont une faible intention de recrutement de cadres supérieurs au cours de ce troisième trimestre. Seules 7 % des sociétés interrogées l’envisagent, ce qui représente « l’étiage le plus bas observé ces dernières années ». Néanmoins, on peut souligner que le secteur de l’industrie est celui qui se porte le mieux à ce niveau, puisque l'intentionnalité est ici en hausse de 2 %.
Paradoxalement, l’étude de l’Apec met en avant que les entreprises ont la conviction de rencontrer moins de difficultés en matière de recrutement. Elles ne sont « que » 61 % à estimer faire face à des complications, soit « le plus bas niveau observé sur les cinq dernières années ».
Les cadres partagent la même inquiétude
Parmi les autres enseignements du baromètre de l’Apec, on apprend que les cadres partagent l’état d’esprit plutôt pessimiste des entreprises. Il en ressort par exemple que :
- 75 % des sondés affirment être préoccupés par la situation économique française ;
- 28 % craignent un possible licenciement (+5 % en un an) ;
- 48 % n’envisagent pas de quitter leur entreprise, jugeant l’opération trop risquée d’un point de vue financier et de la gestion du budget familial ;
- 58 % estiment que trouver un nouvel emploi équivalent serait difficile.
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