Et si les taux bas étaient un obstacle pour votre projet ? Un récent article de la Banque de France va dans ce sens.
Deux experts, Marie-Laure Barut-Etherington et Jean-Pierre Villetelle, ont analysé le rapport entre les prix et les offres de prêt. Conclusion : augmenter les capacités d’emprunt semble contre-productif pour élargir l’accès à la propriété.
Taux Empruntis relevés le 29/03/2026
Un gain de pouvoir d’achat
Avec des taux bas, un particulier peut emprunter plus. En France, cela est dû aux recommandations des autorités : elles demandent aux banques de ne pas faire dépasser les 35 % d’endettement à leurs clients.
Avec des taux plus élevés, et donc des crédits plus chers, une plus grande partie des 35 % est consacrée au paiement des intérêts. Cela se fait au détriment du capital pouvant être effectivement mobilisé pour acheter un bien.
En théorie donc, les taux bas sont une aubaine pour les ménages. Pour une même situation professionnelle, avec revenus et mensualités identiques, il leur devient possible d’acheter un logement plus cher, et donc, d’accéder plus facilement à la propriété.
Or, comme le souligne l’étude, cela n’est pas le cas. Le problème dans cette configuration est que l’ensemble des potentiels acheteurs bénéficie d’un gain similaire de pouvoir d’achat.
Mais des logements qui deviennent plus chers
Si, en parallèle, le nombre de logements en vente ne s’élargit pas, cette hausse de la demande ne se traduit que par une hausse des prix. L’institution observe que sur la période 2017 - 2022, avec les taux historiquement bas (1,3 %), la valeur des biens a grimpé de 22,2 %.
« Ainsi, les facilités de financement, qu’il s’agisse de conditions de taux d’intérêt – et plus généralement des conditions d’octroi de crédit à l’habitat –, ou de dispositifs de soutien, à l’achat ou à la location, provoquent bien une hausse de la demande qui, en l’absence de réponse de l’offre, ne se résout pas par un plus grand accès au logement mais par une hausse des prix, rendant plus difficile l’accès au logement et valorisant le patrimoine des ménages déjà propriétaires » - Banque de France – Bloc Notes Eco 441 – 23 mars 2026.
La fin des taux bas... et de la flambée des prix
Ce constat est au final encourageant pour les particuliers. Depuis 2022, les taux immobiliers ont quitté la zone exceptionnellement basse des 1 %. Notre baromètre montre que la moyenne sur 20 ans avoisine, fin mars, les 3,40 %.
Ce coût plus élevé des emprunts ne vient donc pas entamer la pertinence d’un achat, au contraire : avec une demande moins forte, un acquéreur a davantage de force pour négocier un prix.
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