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Logement : à 23 ans, un jeune sur quatre vit toujours chez ses parents

Logement des jeunes
Logement : à 23 ans, un jeune sur quatre vit toujours chez ses parents

Emploi précaire, études, coût du logement ou aide à un proche : derrière la cohabitation se cachent des réalités très différentes.

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À 25 ans, un jeune sur sept n’est encore jamais parti

Quitter le cocon familial peut prendre du temps. Selon une étude de l’Institut national de la jeunesse et de l’éducation populaire (INJEP), un jeune sur quatre n’a jamais quitté le domicile de ses parents à 23 ans. À 25 ans, ils sont encore un sur sept dans cette situation.

Et contrairement à l’image tenace du syndrôme « Tanguy » qui dépeint un adulescent confortablement installé chez ses parents, rester à la maison n’est pas toujours un choix. L’étude fait notamment ressortir trois principales raisons à cette cohabitation forcée :

  • les difficultés d’insertion professionnelle et le manque de ressources ;
  • la poursuite d’études supérieures ;
  • la nécessité d’aider un proche.

Le lieu de vie joue également un rôle important. Les jeunes ayant grandi en ville partent généralement plus tard que les jeunes ruraux, car la proximité des lieux d’études ou de travail peut pousser les enfants à rester plus longtemps que prévu chez leurs parents pour des raisons à la fois pratiques et économiques. 

Même un emploi ne garantit pas de pouvoir partir

Premier frein à l’indépendance : l’emploi et surtout les revenus qui vont avec. Parmi les jeunes qui ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation et qui vivent toujours chez leurs parents à 23 ans, sept sur dix y seront encore à 25 ans.

Mais décrocher un contrat ne suffit pas forcément. À 23 ans, un jeune sur cinq n’ayant jamais quitté le domicile familial est en CDD ou en intérim. Un chiffre qui augmente à 30 % pour les titulaires d’un CDI, ce qui peut sembler contradictoire, compte tenu d’une situation supposément « meilleure » ou à défaut plus stable.

Bénéficier d’un contrat stable facilite toutefois le départ : l’étude INJEP rapporte que 81 % des jeunes en CDI ont déjà quitté leurs parents au moins une fois, contre 74 % de ceux en CDD. Reste que le niveau de salaire peut être insuffisant pour accéder à un logement, notamment dans les territoires où les loyers et les prix immobiliers sont élevés. La cohabitation peut aussi devenir une façon de préparer la suite. L’étude cite le cas d’un jeune salarié qui choisit de rester chez ses parents pour épargner en vue d’accéder à la propriété. De quoi se constituer progressivement un apport et optimiser sa capacité d’emprunt.

Les études et l’aide à un proche retardent aussi le départ

L’absence ou la difficulté à trouver un travail n’explique pas tout. Un quart des jeunes de 23 ans vivant encore chez leurs parents poursuivent des études supérieures. La proximité de l’université ou de l’école peut rendre la cohabitation plus pratique, surtout lorsque l’offre de logements abordables est limitée. 

Enfin, certains restent tout simplement parce que leur famille a besoin d’eux. Sur les 34 jeunes interrogés dans le volet qualitatif de l’étude, huit sont aidants. Courses, soutien financier, démarches administratives, accompagnement d’un parent malade ou en perte d’autonomie : l’aide apportée peut prendre différentes formes. Pour ces jeunes, quitter le domicile peut devenir plus compliqué. L’INJEP souligne que certains ressentent le devoir de rester pour préserver l’équilibre familial, quitte à repousser encore leur propre départ.

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