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Souscrire une assurance de prêt immobilier en cas d'hypothyroïdie

L'essentiel en quelques mots

L’hypothyroïdie est un dysfonctionnement de la glande thyroïde qui peut compliquer votre accès à l’assurance de prêt immobilier  

  • cette maladie se caractérise par une diminution de la production d’hormones thyroïdiennes qui agissent sur notre organisme, notre métabolisme, notre humeur ou encore notre rythme cardiaque ;
  • l’hypothyroïdie affecte notre état de santé général et notre apparence physique. Son dépistage s’effectue par le dosage de la TSH dans le sang ;
  • le traitement de la maladie repose sur la prise d’une hormone thyroïdienne de substitution qui maîtrise les symptômes et évite les complications ;
  • l’hypothyroïdie constitue un risque médical aggravé lors de l’adhésion à une assurance emprunteur. Elle peut entraîner l’application de conditions supplémentaires (surprimes ou exclusions de garantie notamment) ou le refus des compagnies d’assurance ;
  • en vertu de la loi Lemoine et dans certains cas, le questionnaire médical n’est plus une obligation ;
  • l’assurance de prêt en cas d’hypothyroïdie vous garantit une protection contre d’éventuelles difficultés liées à votre état de santé (par exemple en cas d’interruption temporaire de travail liée à la maladie thyroïdienne).
Assurance de prêt immobilier et hypothyroidie
Souscrire une assurance de prêt immobilier en cas d'hypothyroïdie

Que faut-il savoir sur l’hypothyroïdie ?

3 fois plus fréquente chez les femmes que chez les hommes, l’hypothyroïdie désigne un dysfonctionnement de la glande thyroïde. Celle-ci ne produit alors pas assez d’hormones thyroïdiennes.

La thyroïde est une glande située à la base du cou qui sécrète naturellement 2 hormones :

  • la triiodothyronine ou T3 ;
  • la thyroxine ou T4.

Ces hormones ont un impact important sur notre organisme et particulièrement sur :

  • le métabolisme des cellules ;
  • l’humeur ;
  • l’énergie musculaire ;
  • la température du corps ;
  • le rythme cardiaque ;
  • la transformation des apports énergétiques de notre alimentation.

Les risques de souffrir d’hypothyroïdie augmentent avec l’âge, surtout après 65 ans. La maladie touche aussi les femmes après un accouchement ou les personnes avec des antécédents familiaux.

Les maladies auto-immunes, comme la thyroïdite de Hashimoto, sont souvent responsables. Dans ce cas, l’organisme fabrique des anticorps contre les cellules thyroïdiennes, réduisant ainsi la production d’hormones par la thyroïde.

L’hypothyroïdie peut également être la conséquence d’un traitement des affections thyroïdiennes (cancer de la thyroïde, nodule, etc.) lors :

  • de l’ablation partielle ou totale de la thyroïde ;
  • d’irradiation ;
  • de prise de certains médicaments.

Enfin,si une carence en iode cause parfois cette maladie, un apport excessif de cet oligo-élément naturellement présent dans l’alimentation peut également s’avérer tout aussi nocif comme on l’observe dans certains pays développés comme le Japon (avec le poisson notamment).

Les symptômes et le dépistage

L’hypothyroïdie dérègle le fonctionnement normal du corps et les patients se plaignent de différents symptômes :

  • un état de fatigue général entraînant parfois des somnolences en journée ;
  • des difficultés de concentration ;
  • des troubles de la mémoire ;
  • une sensibilité au froid ;
  • un ralentissement du rythme cardiaque ;
  • une constipation ;
  • une prise de poids ;
  • un manque d’appétit ;
  • des règles irrégulières ;
  • une diminution de la libido.

Certains de ces éléments peuvent nuire à l’efficacité d’un travailleur à son poste et parfois le rendre indisponible. La maladie affecte également l’apparence physique. Les cheveux et la peau souffrent de sécheresse. Les paupières paraissent gonflées tout comme le dessus des mains et des pieds. La voix devient rauque et l’audition tend à baisser. Crampes musculaires ou raideurs articulaires peuvent être constatées.

Si vous expérimentez certains de ces symptômes, consultez votre médecin traitant. Après un examen clinique au cours duquel il palpe votre cou, il prescrit les tests nécessaires au diagnostic :

  • le dosage sanguin de la TSH ;
  • l’échographie thyroïdienne.

En fonction des résultats, le médecin vous oriente vers un spécialiste, l’endocrinologue.

D’autres analyses biologiques permettent de déterminer les causes de l’hypothyroïdie ou de mesurer son impact sur l’organisme. Pendant la grossesse, un dépistage précoce est essentiel pour préserver la santé de la femme enceinte et de l’enfant. Il est proposé dans les cas suivants :

  • présence d’un goitre (gonflement à la base du cou) ;
  • situation auto-immune comme un diabète de type 1 ;
  • antécédents thyroïdiens personnels ou familiaux.

L’hypothyroïdie frustre est asymptomatique. Le diagnostic est alors complexe, mais indispensable pour les personnes à risque.

Quels sont les traitements ?

L’hypothyroïdie est une maladie qu’on ne guérit pas. Le traitement neutralise les symptômes et prévient les conséquences éventuelles. Il consiste le plus souvent à prescrire de la lévothyroxine, une hormone thyroïdienne de synthèse. Il s’agit d’un comprimé à prendre le matin, à la même heure, par voie orale.

Ce médicament nécessite un suivi médical régulier pour maîtriser ses effets indésirables et ajuster sa posologie à l’évolution de la maladie. Le médecin vérifie l’efficacité du traitement par un dosage sanguin de TSH.

Vous devez respecter les recommandations médicales et consultez si vous constatez :

  • que les symptômes persistent ;
  • ou que d’autres signes apparaissent.

Un surdosage peut entraîner une hyperthyroïdie et provoquer notamment une accélération du rythme cardiaque.

Signalez votre maladie au moment de réaliser des examens médicaux surtout lorsqu’ils s’accompagnent de l’injection de produit de contraste riche en iode.

Si vous prenez votre traitement, les symptômes disparaissent et vous retrouvez une vie quotidienne normale. À l’inverse, un défaut de prise en charge vous expose à des complications :

  • des troubles cardio-vasculaires et métaboliques (angine de poitrine, hypercholestérolémie, insuffisance cardiaque, etc.) ;
  • des troubles neuropsychiques (état dépressif, somnolence, apnées du sommeil) ;
  • des irrégularités du cycle menstruel et une diminution de la fertilité.

En cas d’hypothyroïdie, l’assureur peut-il refuser votre demande d’assurance de prêt immobilier ?

Souscrire une assurance de prêt immobilier quand on souffre d’hypothyroïdie s’avère parfois délicat. Les organismes considèrent cette maladie comme un risque médical aggravé. Même si vous suivez scrupuleusement votre traitement médical, la maladie augmente les risques au yeux des sociétés d’assurance.

En fonction de l’étude de votre dossier médical et en présence d’un stade avancé et complexe de l’hypothyroïdie, votre assurance emprunteur peut-être :

  • refusée ;
  • assortie d’une surprime ;
  • accordée avec l’exclusion de certaines garanties.

La décision peut également être ajournée si l’assureur considère que l’état de santé n’est pas stabilisé.

En revanche, si vous n’avez pas de séquelles et que votre traitement est toléré et stabilise correctement votre état, vous pouvez bénéficier des conditions standards d’assurance.

Face à un refus, reportez-vous à la Convention AERAS. Cet accord, signé par les pouvoirs publics, les banques et les organismes d’assurance, facilite l’obtention d’une assurance de prêt pour les personnes ayant des problèmes de santé (cancer, affection de la thyroïde, etc.).

Comment faire la déclaration d’une hypothyroïdie dans le questionnaire médical ?

Au moment de l’adhésion à une assurance de prêt immobilier, vous devez déclarer votre hypothyroïdie dans le questionnaire médical. Toute déclaration inexacte peut entraîner l’annulation du contrat et vous priver, vous et votre famille, de protection contre les accidents de la vie, et donc du paiement de vos échéances de crédit en cas d’incapacité de travail entraînant une perte de revenus.

Après l’étude de votre dossier, la compagnie évalue le risque à couvrir. Le médecin-conseil est en droit de vous demander des documents complémentaires pour affiner son analyse et connaître :

  • les résultats de vos examens biologiques thyroïdiens ;
  • le traitement prescrit ;
  • es comptes-rendus de suivi médical, etc.
💡

Bon à savoir

La loi Lemoine du 28 février 2022 annule l’obligation de remplir un questionnaire médical sous deux conditions :

  • le montant du crédit immobilier est inférieur à 200 000 € par emprunteur (si vous remboursez déjà un crédit immobilier, son capital restant dû compte dans ce montant) ;
  • la dernière échéance du prêt survient avant les 60 ans de l’emprunteur.

Pour quelle raison est-il important d’assurer un prêt immobilier lorsqu’on est atteint d’hypothyroïdie ?

Pour accorder un crédit immobilier, les banques exigent de souscrire une assurance de prêt. Ainsi, elles se protègent contre les risques de défaillance de paiement des emprunteurs. Les organismes d’assurance prennent le relais dans le remboursement des échéances dans les cas prévus au contrat (décès, invalidité, perte d’emploi, incapacité de travail).

Si vous êtes atteint d’hypothyroïdie, l’assurance de prêt immobilier vous couvre également. Arrêts maladies et hospitalisations à répétition représentent un danger pour les revenus de votre foyer. L’assurance emprunteur se charge de vos mensualités auprès de la banque dans les conditions que vous avez négociées.

Quelles options d’assurance emprunteur en cas d’hypothyroïdie ?

L’hypothyroïdie est une affection de longue durée présentant un risque de santé modéré, notamment si elle est stabilisée par un traitement (lévothyroxine/Lévothyrox). Dans la plupart des cas, elle ne bloque donc pas l’obtention d’un crédit immobilier. Il convient cependant de différencier les situations et les implications médicales. Voici les différentes options selon les cas de figure :

  • l’absence de questionnaire médical obligatoire pour les prêts immobiliers d’un montant inférieur à 200 000 € par personne et avec une dernière échéance de remboursement intervenant avant les 60 ans de l’emprunteur (loi Lemoine). Dans cette configuration, l’emprunteur atteint d’hypothyroïdie peut contracter un prêt sans que sa pathologie ne bloque la souscription d’une assurance emprunteur dans les mêmes conditions que tout autre assuré ;
  • la souscription d’une assurance de prêt aux conditions standards avec la déclaration de l’hypothyroïdie dans le questionnaire médical : lorsque l’affection fait l’objet d’un traitement depuis un certain temps et est considérée comme maîtrisée (avec TSH régulée) et sans complications ni pathologie associée (hypothyroïdie isolée), l’emprunteur peut souscrire une assurance de prêt le plus souvent dans des conditions normales. Cette situation concerne la grande majorité des cas d’hypothyroïdie (80 à 90 %) ;
  • la souscription d’une assurance emprunteur avec surprime ou exclusion de garantie : pour une hypothyroïdie encore instable, avec un dosage variable ou en présence de nodules, l’assureur peut accepter la prise en charge avec une surprime, généralement de 10 à 25 %. Des exclusions de garanties, notamment sur les garanties IPT et ITT sont souvent appliquées. Pour obtenir les conditions les plus avantageuses pour votre profil, il est recommandé de procéder à une délégation d’assurance, les contrats groupes proposés n’étant souvent pas adaptés pour des pathologies spécifiques comme l’hypothyroïdie. La souscription d’une assurance externe individuelle peut parfois permettre une prise en charge sans surprime majeure ni exclusion de garantie grâce à une approche plus souple sur les pathologies endocriniennes ;
  • le recours à la convention AERAS (s'Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) : si l’emprunteur essuie plusieurs refus ou ne parvient pas à obtenir une couverture adaptée, il peut faire appel à ce mécanisme réglementaire facilitant l’accès au crédit pour les personnes présentant un risque de santé aggravé, des antécédents médicaux lourds ou une affection longue durée (ALD). La convention AERAS prévoit alors une analyse à 3 niveaux avec une première étude du dossier dans des conditions normales, une seconde avec le réassureur de la compagnie et, le cas échéant, un troisième niveau d’analyse avec un pool de réassureurs spécialisés. Ce dispositif est notamment adapté aux patients dont l’hypothyroïdie s’accompagne d’antécédents médicaux lourds comme un cancer de la thyroïde. Selon la typologie de la tumeur, il peut dans certains cas être possible d’obtenir une couverture adaptée avec une surprime plafonnée.
💡

Bon à savoir

La loi Lemoine a renforcé le droit à l’oubli pour les patients présentant des antécédents médicaux lourds tels qu’un cancer de la thyroïde. Ils n’ont ainsi plus l’obligation de le déclarer sur le questionnaire de santé dès lors que le protocole thérapeutique a pris fin depuis au moins 5 ans (contre 10 ans auparavant).

Comment effectuer une souscription d’assurance de prêt immobilier avec hypothyroïdie ?

Pour souscrire une assurance emprunteur malgré une hypothyroïdie, il convient de respecter les étapes suivantes :

  1. Vérifiez si le crédit à couvrir remplit les critères de la loi Lemoine (moins de 200 000 € par assuré, remboursement avant 60 ans). Le cas échéant, certaines des étapes suivantes ne sont alors pas nécessaires ;
  2. Constituez un dossier médical solide permettant de prouver à l’assurance la stabilisation de la maladie et les risques limités de votre situation (justificatifs de traitement, analyses sanguines, comptes-rendus TSH, T3, T4, etc.). Ce dossier n’est nécessaire que lorsque le questionnaire de santé est requis ;
  3. Remplissez le questionnaire de santé de l’assurance de groupe de la façon la plus précise possible (caractéristiques de la pathologie, posologie du traitement, absence de conséquences sur votre travail, etc.) ;
  4. Effectuez des simulations d’assurance emprunteur en ligne pour comparer les offres proposées avec celle du contrat groupe. Si une assurance individuelle est plus avantageuse et mieux adaptée à votre profil (pas de surprime, pas d’exclusion de garanties), assurez-vous qu’elle remplisse les critères d’équivalence des garanties ;
  5. Choisissez une offre d’assurance de prêt adaptée aux maladies thyroïdiennes et transmettez votre dossier médical le cas échéant ;
  6. Recevez le contrat d’assurance de prêt à retourner signé en cas d’acceptation de votre profil. En cas de refus, vous avez la possibilité de solliciter la convention AERAS pour une analyse approfondie et/ou de faire appel à un courtier spécialisé.

Quelles sont les conditions d'éligibilité à l'assurance de prêt immobilier avec thyroïdite ?

Malgré sa qualification en tant que pathologie faisant peser un risque de santé aggravé, la thyroïdite n’empêche pas, dans la majorité des cas, un emprunteur de souscrire une assurance pour couvrir son prêt. C’est notamment le cas pour la thyroïdite de Hashimoto (une inflammation chronique auto-immune) qui permet le plus souvent d’obtenir une couverture sans surprime ni exclusion de garantie. Tous les cas de thyroïdite et plus généralement toutes les maladies de la thyroïde ne sont cependant pas logés à la même enseigne. L’éligibilité à une assurance emprunteur dépend alors de plusieurs critères :

  • l’évolution de la pathologie et sa stabilisation : c’est le point central de l’analyse du risque par les assureurs. Pour obtenir une couverture dans des conditions relativement normales, les compagnies requièrent généralement 6 mois à 1 an de stabilité des bilans hormonaux (taux de TSH normalisé). L’emprunteur doit également justifier le suivi d’un protocole thérapeutique efficace (en l’espèce Levothyrox ou Néo-Mercazole notamment) ;
  • la nature de la pathologie et les complications éventuelles : dans le cas d’une hypothyroïde, d’une hyperthyroïde ou de la thyroïdite de Hashimoto, la souscription d’une assurance emprunteur est généralement possible sans surcoût ni exclusion de garanties. La maladie de Basedow peut en revanche impliquer une surprime de 10 à 25 % voire une exclusion de garantie (IPT, ITT notamment) du fait des risques de rechute et de troubles cardiaques associés. Il en est de même en présence de nodules thyroïdiens bénins ou suivis. Dans le cas de problèmes thyroïdiens liés à un antécédent de cancer, l’obtention est plus délicate mais reste accessible en cas de stabilisation selon la grille AERAS, en général après 3 ans sans rechute. Même lorsque ce délai n’est pas atteint, la souscription reste souvent envisageable avec une surprime plafonnée ou des exclusions de garantie. Après 5 ans sans rechute, le droit à l’oubli s’applique et l’emprunteur n’a plus à faire mention de son cancer de la thyroïde dans le questionnaire médical ;
  • le montant du prêt à couvrir : les emprunts d’un montant inférieur à 200 000 € par personne et dont la fin du remboursement intervient avant les 60 ans de l’emprunteur ne nécessitent plus de questionnaire médical. Pour ce type de crédit, la pathologie thyroïdienne n’entre dans pas en ligne de compte et l’assurance peut être souscrite dans des conditions normales ;
  • les justificatifs apportés : l’octroi d’une assurance de prêt au meilleur tarif et sans exclusions de garantie est d’autant plus facilité avec un dossier médical solide et exhaustif étayant l’évolution de l’affection thyroïdienne. Au moment de faire votre demande, pensez donc à rassembler le maximum de pièces justificatives permettant de justifier la prise en charge de la maladie et sa stabilisation grâce au traitement. Vous pouvez notamment transmettre un certificat médical détaillant l’affection thyroïdienne (type de thyroïdite, date de diagnostic, absence de complications éventuelles), le suivi des bilans biologiques (TSH, T3, T4) ou encore les échographies témoignant de l’absence de nodules ou leur caractère bénin.

FAQ

Quelles différences entre hyperthyroïdie et hypothyroïdie en matière d'assurance ?

L’hypothyroïdie (métabolisme au ralenti) est généralement plus facilement acceptée par les assureurs que l’hyperthyroïde (métabolisme en surrégime) à condition que la situation se soit stabilisée (bilan TSH normaux) et que le traitement soit efficace (par Lévothyrox notamment). L’hyperthyroïde va en effet souvent de pair avec des troubles cardiaques et des problèmes osseux. Elle peut nécessiter une surprime ou des exclusions de garantie contrairement à l’hypothyroïde qui permet généralement d’être assuré à des conditions standards.

Quelles sont les assurances de prêt disponibles pour les personnes atteintes de cancer de la thyroïde ?

Plusieurs solutions peuvent s’offrir à un patient ayant des antécédents de cancer de la thyroïde pour assurer son prêt immobilier :

  • la loi Lemoine qui permet de ne plus remplir de questionnaire médical pour les crédits immobiliers inférieurs à 200 000 € et avec une dernière échéance de remboursement intervenant avant 60 ans ;
  • la convention AERAS facilitant l’accès à l’assurance pour les patients avec des risques aggravés de santé (via notamment des réassureurs) ;
  • le droit à l’oubli permettant de ne pas déclarer la maladie 5 ans après la fin du protocole thérapeutique ;
  • le recours à un courtier spécialisé en assurance de prêt pour ce type de profil spécifique ;
  • certains assureurs spécialistes des garanties sur-mesure peuvent octroyer plus facilement des assurances de prêt avec des restrictions limitées pour les pathologies endocriniennes (par exemple Cardif, MetLife, Generali ou April).

Quels sont mes droits en tant qu'emprunteur avec une maladie thyroïdienne ?

Un patient atteint de maladie thyroïdienne dispose, comme tout autre patient, de certains droits pour l’accès au crédit :

  • le droit à l’oubli après 5 ans sans rechute ;
  • le droit à la non-déclaration pour les prêts immobiliers inférieurs à 200 000 € et avec un remboursement avant 60 ans (loi Lemoine) ;
  • le droit à la délégation d’assurance à tout moment pour choisir une assurance individuelle externe plus adaptée à son profil et ses besoins ;
  • le droit à la convention AERAS facilitant l’accès au crédit pour les profils à risques de santé aggravé notamment pour les patients atteints de cancer de la thyroïde.

Comment augmenter ses chances d’obtenir une assurance emprunteur avec une hypothyroïde ?

Plusieurs solutions permettent de maximiser ses chances d’obtenir une assurance de prêt malgré une hypothyroïde : la délégation d’assurance, le recours à un courtier spécialisé, la convention AERAS. En cas d’échec, vous pouvez également solliciter le médiateur de l’assurance si vous suspectez une clause abusive. Dans tous les cas, réalisez des simulations en ligne au préalable et constituez un dossier solide prouvant la stabilité de votre état de santé (certificats médicaux, bilans sanguins, ordonnances de traitement, etc.).

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