Crédit immobilier : quel est votre projet ?
- Accueil
- Prêt immobilier
- Simulation prêt immobilier
- Taux d'endettement
- Capacité d'emprunt investissement locatif
Comment calculer votre capacité d'emprunt pour un investissement locatif ?
⏱L'essentiel en quelques mots
L’investissement locatif permet de se constituer un patrimoine. Il est en effet possible de recourir à un crédit immobilier pour financer l’achat d’un ou plusieurs biens. Il convient alors de disposer d’une capacité d’emprunt suffisante. Celle-ci est appréciée par les banques au regard de différents éléments :
- le taux d’endettement : indicateur de référence pour estimer la solvabilité d’un emprunteur, il mesure les charges fixes mensuelles rapportées aux revenus fixes mensuels et ne peut excéder 35 % (sauf exception) ;
- le reste à vivre : montant mensuel restant après le paiement des charges fixes ;
- l’investissement locatif suppose également l’analyse préalable du taux de rendement ainsi que l’évaluation des mensualités à rembourser et des futurs loyers perçus ;
- le taux d’intérêt de l’investissement locatif est généralement plus élevé.
Sommaire
- Taux d’endettement et investissement locatif : ce que vous devez savoir
- La banque prend-elle en compte les futurs revenus locatifs dans le calcul de votre capacité d’emprunt ?
- Investissement locatif : 5 étapes pour calculer votre capacité d’emprunt
- Le taux immobilier change-t-il pour un investissement locatif ?
Taux d’endettement et investissement locatif : ce que vous devez savoir
L’investissement locatif est une solution pour se constituer un patrimoine financier important pour l’avenir, le tout sans avoir nécessairement à solliciter outre mesure son épargne.
L’intérêt de l’investissement locatif
Celui-ci permet en effet de devenir propriétaire d’un ou plusieurs biens qui peuvent servir dans le futur à :
- se constituer des revenus complémentaires ou un complément de retraite ;
- défiscaliser ;
- loger un proche (notamment pendant les études des enfants) ;
- ou encore à réaliser une transmission de patrimoine.
Dans la grande majorité des cas, l’investissement locatif s’effectue à travers la souscription d’un crédit.
Le recours à l’emprunt pour financer un investissement locatif
Pour pouvoir emprunter auprès d’une banque, un investisseur locatif doit constituer un dossier permettant à l’établissement financier sollicité d’apprécier sa solvabilité et son aptitude à rembourser le crédit immobilier dans son intégralité. Sont alors étudiés :
- la situation personnelle de l’emprunteur : ses revenus (salaires nets, BIC, BNC, revenus locatifs déjà existants…) et la composition du foyer pour évaluer l’importance et la récurrence de ses ressources mensuelles ;
- sa situation professionnelle: le type d’emploi exercé, le contrat de travail notamment pour juger de la stabilité de sa situation ;
- sa situation financière et notamment son train de vie ou sa capacité à thésauriser qui doivent permettre de rassurer l’organisme sur sa capacité à honorer ses mensualités.
Taux d’endettement et reste à vivre : les indicateurs décisifs
À partir des éléments analysés, la banque évalue le risque de défaut de remboursement de l’emprunteur pour octroyer ou non le montant nécessaire et prévoir une durée de remboursement adéquate. Elle prend ainsi en compte plusieurs éléments.
- Le taux d’endettement qui est le rapport entre les charges récurrentes mensuelles de l’emprunteur et ses revenus mensuels récurrents. Celui-ci ne doit théoriquement pas dépasser 35 %, mais certaines exceptions sont parfois tolérées, notamment pour les hauts revenus. Sont comptabilisés dans les revenus pérennes ;
- les salaires (pour les salariés) ;
- les BIC et BNC (pour les travailleurs indépendants) ;
- les pensions et rentes ;
- les revenus locatifs (à hauteur de 70 %) ;
- les revenus de placement financier.
À l’inverse, sont comptabilisées dans les charges pour le taux d’endettement :
- les différentes mensualités de crédits en cours (prêt personnel ou prêt immobilier) ;
- les pensions ou rentes versées (pension alimentaire par exemple) ;
- le montant du loyer si l’investisseur n’est pas propriétaire de son logement ;
- les mensualités de crédit sollicitées.
|
Optimiser votre capacité d’emprunt Plusieurs leviers peuvent vous aider à améliorer votre capacité d’emprunt :
|
|---|
La banque prend-elle en compte les futurs revenus locatifs dans le calcul de votre capacité d’emprunt ?
L’analyse du dossier de l’emprunteur tient compte du type de projet visé. Ainsi, la banque n’aura pas le même regard, qu’il s’agisse d’un premier achat en résidence principale ou d’un investissement locatif. En effet, dans ce dernier cas de figure, le but est de mettre le bien en location afin de générer des revenus fonciers qui seront à même d’amortir une partie des mensualités de crédit.
Elle considère ainsi généralement ce dernier type d’achat comme moins risqué que le premier, à condition de répondre favorablement aux indicateurs précédemment énoncés.
L’établissement financier ne prendra cependant pas en compte la totalité des revenus locatifs possiblement perçus, mais seulement 70 % de leur montant afin de tenir compte des potentiels risques de loyers impayés et de vacance locative.
Ces revenus locatifs sont alors intégrés au profil de l’emprunteur, soit en les ajoutant aux autres revenus, soit en les retranchant des charges.
L’investisseur doit aussi anticiper le fait qu’il aura à assumer certaines charges relatives à son investissement locatif, telles que les charges de copropriété ou les remplacements d’équipements, ainsi que les charges en rapport avec sa résidence principale.
Quelques exemples pour illustrer le calcul de votre capacité d’emprunt pour un investissement locatif
Voici quelques exemples pour vous aider à vous rendre compte du calcul de votre capacité d’emprunt pour un investissement locatif.
1ᵉʳ exemple :
|
Revenus mensuels |
4 000 € |
|---|---|
|
Charges |
800 € |
|
Capacité d’emprunt sur 15 ans |
73 748 € |
|
Capacité d’emprunt sur 20 ans |
90 864 € |
|
Capacité d’emprunt sur 25 ans |
103 870 € |
2ᵉ exemple :
|
Revenus mensuels |
7 000 € |
|---|---|
|
Charges |
1 500 € |
|
Capacité d’emprunt sur 15 ans |
114 877 € |
|
Capacité d’emprunt sur 20 ans |
141 539 € |
|
Capacité d’emprunt sur 25 ans |
161 798 € |
3ᵉ exemple :
|
Revenus mensuels |
6 000 € |
|---|---|
|
Charges |
900 € |
|
Capacité d’emprunt sur 15 ans |
153 169 € |
|
Capacité d’emprunt sur 20 ans |
188 718 € |
|
Capacité d’emprunt sur 25 ans |
215 731 € |
*Ces informations sont données à titre indicatif et selon une simulation réalisée sur notre site en septembre 2025. Elles ne comportent aucune garantie sur la faisabilité de votre dossier et l’établissement de crédit reste seul décisionnaire du montant, du taux et de la durée du crédit qu’il est susceptible de vous accorder en fonction de la typologie de votre dossier.
Investissement locatif : 5 étapes pour calculer votre capacité d’emprunt
Pour réaliser votre investissement locatif, il convient de respecter un certain nombre d’étapes afin de maximiser vos chances d’obtenir un financement.
1.Définir le montant de l’emprunt
En tout premier lieu, il vous faut déterminer le montant nécessaire à emprunter pour financer votre projet d’achat immobilier. Celui-ci dépend alors :
- du type de bien ;
- de la surface ;
- des différentes prestations recherchées ;
- de la localisation.
À noter que le montant total pour le projet comprend le prix du bien net vendeur, mais également les frais de notaire, les frais de dossier et les frais de garantie.
Ces frais annexes n’entrent toutefois pas directement dans le cadre de l’emprunt puisque la banque prêteuse exige généralement un apport personnel représentant au-moins 10 % du montant emprunté. Vous devez donc, sauf exception, également prévoir une enveloppe budgétaire d’au-moins 10 % de l’emprunt avant d’envisager l’investissement.
2.Calculer son taux d’endettement
Après avoir défini le montant nécessaire pour votre investissement, vous devez vous assurer que vous en êtes en capacité de le financer par l’emprunt, et ce, malgré d’éventuels prêts en cours, notamment si vous remboursez déjà un prêt immobilier. Pensez également à tenir compte de votre loyer si vous n’achetez pas une résidence principale.
Vous ne pourrez pas, sauf très rares exceptions, dépasser le taux d'endettement maximum. Vous devez alors calculer l’ensemble de vos charges fixes et de vos revenus fixes afin de vérifier que la part de ces charges n’excède pas 35 % de vos revenus fixes avec les mensualités de remboursement envisagées. Pensez également à estimer votre reste à vivre pour voir si celui-ci ne peut pas non plus constituer un obstacle à l’emprunt.
3.Ajustez si besoin votre projet
Si d’après vos calculs, votre dossier risque d’être refusé, il vous faut alors :
- redéfinir le montant de votre investissement ;
- augmenter votre apport personnel ;
- augmenter la durée d’emprunt.
Dans le cas d’un investissement locatif, vous pouvez également réaliser une estimation de votre taux d’endettement différentiel, c’est-à-dire du calcul prenant en compte le montant de vos revenus locatifs futurs (à hauteur de 70 %). Certaines banques acceptent en effet de les prendre en considération au moment d’étudier votre dossier, accroissant ainsi vos chances d’obtenir le prêt grâce à l’augmentation de votre capacité d’emprunt.
4.L’estimation du rendement de l’investissement
Votre projet d’investissement semble entrer dans les standards des banques, notamment en termes de taux d’endettement ? Bonne nouvelle ! Il vous reste cependant encore à vous assurer que cet investissement vous sera profitable. Pour ce faire, il vous faut rapporter au prix d’achat global les revenus locatifs perçus chaque mois sur une année et y retrancher les charges locatives pour obtenir le rendement net de l’investissement.
Peuvent également être pris en compte pour obtenir le rendement net, les impôts fonciers payés sur le bien en question (et éventuellement les conséquences sur l’évolution de votre taux d’imposition) ainsi que les possibilités de défiscalisation offertes (exonération des intérêts d’emprunt sur les revenus locatifs, déficit foncier, etc.).
5.Réaliser une simulation pour votre financement
Une fois tous ces paramètres pris en compte et votre projet de financement bien appréhendé, vous pouvez alors procéder à une simulation en ligne sur Empruntis pour avoir une estimation du financement pouvant être obtenu.
Grâce au simulateur, vous pouvez alors disposer gratuitement et sans engagement de plusieurs propositions de financement. Vous pourrez alors, si les conditions correspondent à ce que vous aviez prévu, choisir une des offres proposées et vous faire accompagner tout au long du processus.
Si votre dossier est difficile ou que vous n’êtes pas sûr de pouvoir obtenir le financement, vous pouvez vous faire accompagner par un courtier en crédit immobilier qui sera à même de présenter votre dossier sous le meilleur jour et vous orienter vers les établissements les plus ouverts à votre profil. Recourir à un courtier vous permet également d’obtenir généralement un meilleur taux d’intérêt.
Le taux immobilier change-t-il pour un investissement locatif ?
En règle générale, les taux d’intérêt sont un peu plus élevés pour un investissement locatif que dans le cadre d’un achat classique. Les banques privilégient en effet l’achat d’une résidence principale (notamment pour les primo-accédants) à l’investissement locatif.
Les banques sont particulièrement attentives au montage de l’opération dans le cadre d’un investissement locatif et vont notamment vouloir disposer d’informations sur l’emplacement du bien et l’attractivité de la zone pour comparer avec les prix du marché.
Elles souhaitent également s’assurer que vous disposez d’une marge de sécurité et d’un reste à vivre suffisants pour assumer les différents risques de l’investissement locatif (vacance locative, loyers impayés).
Profitez de notre expertise au meilleur taux !
à partir de 2,85% sur 15 ans(1)