Le mariage séduit de nouveau les Français. En 2025, environ 250 000 unions ont été célébrées, confirmant un rebond après la parenthèse du Covid-19 . Mais derrière ce regain, un constat s’impose : les enjeux patrimoniaux liés à l’union restent largement mal compris.
Selon un sondage OpinionWay, seuls 50 % des Français concernés par le mariage, qu’ils soient déjà mariés ou qu’ils envisagent de le devenir, estiment bien connaître les régimes matrimoniaux. À l’inverse, 40 % reconnaissent être mal informés, une proportion qui grimpe à 59 % chez les futurs époux . Un flou qui peut pourtant peser lourd, notamment lorsqu’il s’agit d’engagements comme un crédit immobilier ou de la transmission du patrimoine.
Taux Empruntis relevés le 16/04/2026
Des règles juridiques encore mal maîtrisées
Cette méconnaissance tient en grande partie à la complexité des dispositifs existants. Près d’un Français sur deux admet ne pas bien comprendre les différents régimes matrimoniaux, et 17 % déclarent n’en avoir aucune connaissance.
En pratique, quatre grands cadres coexistent : communauté réduite aux acquêts (le régime appliqué par défaut), séparation de biens, participation aux acquêts et communauté universelle. Des notions techniques qui restent souvent abstraites pour les couples, alors même qu’elles déterminent la répartition des biens en cas de divorce ou de décès.
Le régime légal, adopté automatiquement sans contrat de mariage, distingue notamment les biens propres de ceux acquis pendant l’union. Mais dans certaines situations (patrimoine important, activité professionnelle ou volonté de mieux protéger son conjoint) un aménagement peut s’avérer judicieux.
Un niveau d’information très inégal selon les profils
Tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne face à ces enjeux. Les écarts sont particulièrement marqués selon le niveau de patrimoine. Ainsi, 63 % des personnes disposant de plus de 150 000 € d’avoirs financiers déclarent bien comprendre les régimes matrimoniaux, contre seulement 48 % chez celles ayant moins de 50 000 € d’épargne.
Même tendance côté immobilier : 32 % des non-propriétaires reconnaissent ne rien connaître au sujet, contre seulement 11 % parmi les détenteurs d’un patrimoine immobilier supérieur à 350 000 €.
En parallèle, les questions fiscales liées au mariage sont un peu mieux assimilées : 54 % des Français estiment en maîtriser les mécanismes, avec là encore des écarts selon les revenus.
Des choix parfois en décalage avec les priorités affichées
Malgré ces lacunes, les Français ont des attentes bien identifiées. La protection du conjoint survivant arrive en tête, citée par 34 % des répondants comme critère principal.
Mais dans les faits, 64 % des couples n’ont pas signé (ou ne prévoient pas de signer) de contrat de mariage. Ils se retrouvent donc sous le régime légal, qui ne correspond pas toujours à cet objectif de protection maximale.
Les autres priorités apparaissent secondaires : 23 % mettent en avant l’équité en cas de séparation, et 19 % la protection des enfants. Enfin, l’étude souligne un effet générationnel : seuls 38 % des moins de 35 ans privilégient la protection du conjoint, contre 71 % chez les plus de 65 ans.
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