Accession à la propriété, investissement locatif, aides au logement, rénovation énergétique ou encore transmission de patrimoine : le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, déposé à l'Assemblée nationale le 1ᵉʳ octobre 2026, prévoit plusieurs mesures susceptibles d'avoir un impact direct sur le marché du logement. Tour d'horizon des principales dispositions à suivre.
Taux Empruntis relevés le 13/10/2026
Un PTZ ouvert aux jeunes parents souhaitant devenir propriétaires
Actuellement réservé aux primo-accédants, le prêt à taux zéro pourrait évoluer dès 2027 avec la création d'un « PTZ parentalité », destiné aux ménages qui attendent une naissance ou élèvent un enfant de moins de 3 ans.
L'objectif est d'accompagner les familles dont les besoins en logement évoluent avec l'arrivée d'un enfant. Ce nouveau PTZ permettrait de financer l'acquisition d'un logement plus adapté, sous conditions de ressources et dans la limite d'une seule utilisation.
Les ménages ayant déjà bénéficié d'un PTZ pourraient également accéder à ce dispositif à titre exceptionnel. Le texte prévoit par ailleurs la suppression du plafond annuel de 2,1 milliards d'euros qui encadrait jusqu'à présent le financement du dispositif.
Des avantages fiscaux réduits pour les locations meublées
Du côté des investisseurs, les mesures envisagées sont moins favorables. Le gouvernement poursuit son objectif de rapprocher la fiscalité de la location meublée non professionnelle (LMNP) de celle de la location nue.
Les amortissements déductibles seraient ainsi plafonnés à 2,5 % de la valeur du bien, contre 3,8 % actuellement, dans la limite de 7 000 € par an et par foyer fiscal. Les propriétaires de meublés de tourisme seraient davantage concernés. Pour eux, le plafond serait ramené à 1,5 % de la valeur du bien, avec une limite fixée à 5 000 € par an.
Dernier changement : à partir de 2027, les amortissements non déduits seraient perdus, alors qu'ils sont aujourd'hui reportables d'une année sur l'autre. À travers cette réforme, l'exécutif espère réorienter une partie des investisseurs vers la location longue durée, alors que l'offre de logements demeure insuffisante dans de nombreuses villes.
Les APL figées en 2027
Habituellement revalorisées chaque année en fonction de l'indice de référence des loyers, les aides personnelles au logement (APL) seraient gelées en 2027.
Le texte prévoit également une évolution concernant les étudiants. Aujourd'hui, leurs APL sont calculées sans prise en compte des revenus parentaux, tandis que leurs parents peuvent bénéficier d'un avantage fiscal en les rattachant à leur foyer ou en leur versant une pension alimentaire.
À partir de septembre 2027, les ménages les plus aisés devraient choisir entre l'APL perçue par leur enfant et cet avantage fiscal.
MaPrimeRénov’ recentrée sur les rénovations d'ampleur
Le budget consacré à la rénovation énergétique pourrait également être revu à la baisse. La dotation de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), qui finance MaPrimeRénov', passerait de 1,4 à 1,2 milliard d'euros.
Cette réduction s'accompagnerait d'un recentrage des aides. Les travaux réalisés « par geste » seraient désormais financés par les certificats d’économies d’énergie (CEE).
Les crédits budgétaires de l’État seraient davantage orientés vers les rénovations d’ampleur et les copropriétés. À ce stade, le PLF ne précise pas encore le montant exact qui sera consacré à MaPrimeRénov' en 2027.
Donations familiales : un soutien aux projets immobiliers
Le PLF 2027 prévoit également de favoriser les transmissions familiales afin d'aider les jeunes générations à financer leurs projets, notamment immobiliers.
Entre le 1ᵉʳ janvier et le 30 juin 2027, les dons d'argent consentis aux enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants bénéficieraient d'un taux d'imposition de 6 %, dans la limite de 100 000 € par donateur et par bénéficiaire.
Pour profiter de cette mesure, le donateur devrait être âgé de moins de 50 ans. En l'absence de descendance, certains neveux et nièces pourraient également être éligibles.
Ces dispositions restent toutefois à l'état de propositions. Le projet de loi doit encore être examiné par l'Assemblée nationale et le Sénat. Son examen à l'Assemblée débute le 13 octobre 2026.
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