La situation financière des jeunes n'a jamais été aussi scrutée. Selon la Banque de France, le nombre de dossiers de surendettement déposés par les moins de 30 ans est passé de 12 500 en 2024 à 17 000 en 2025, soit une hausse de 36 % en un an. Et l'accès à la propriété se ferme lui aussi : selon la dernière étude Empruntis sur le profil des primo-accédants, les moins de 30 ans ne représentent plus que 29 % des dossiers de crédit immobilier financés, en recul de deux points sur un an.
Dans ce contexte, la bourse d'enseignement supérieur reste un filet de sécurité essentiel. Les montants pour l'année universitaire 2026-2027 viennent d'être officialisés.
Taux Empruntis relevés le 18/04/2026
Les barèmes des bourses d'études supérieures 2026-2027
Un arrêté publié au Journal officiel du 10 avril 2026 précise les montants annuels des bourses attribuées selon l'échelon de chaque étudiant. Ces échelons, de 0 bis à 7, sont déterminés en fonction des revenus familiaux. Pour l'année 2026-2027, ce sont les revenus perçus en 2024, figurant sur l'avis fiscal de 2025, qui servent de référence.
|
Échelon |
Montant annuel |
Mensualité (sur 10 mois) |
|---|---|---|
|
0 bis |
1 454 € |
145,40 € |
|
1 |
2 163 € |
216,30 € |
|
2 |
3 071 € |
307,10 € |
|
3 |
3 828 € |
382,80 € |
|
4 |
4 587 € |
458,70 € |
|
5 |
5 212 € |
521,20 € |
|
6 |
5 506 € |
550,60 € |
|
7 |
6 335 € |
633,50 € |
Source : service-public.gouv.fr, arrêté du 26 mars 2026
Les montants n'ont pas évolué par rapport à l'année universitaire 2025-2026. Une stabilité qui, dans un contexte d'inflation persistante, représente concrètement une perte de pouvoir d'achat pour les étudiants bénéficiaires.
Le logement étudiant : un défi de plus en plus difficile à relever
A cette perte de pouvoir d’achat silencieuse s’ajoute une réalité mieux documentée : se loger quand on est jeune n’a jamais été aussi difficile. Selon une étude Odoxa publiée en janvier 2026, 61 % d'entre eux rencontrent, ou ont rencontré, des difficultés, pour trouver un logement, principalement à cause du coût et de l'insuffisance de l'offre.
Et une fois logés, les conditions ne sont guère meilleures : 69 % des jeunes vivent dans un logement qu'ils jugent inadapté : trop petit, trop bruyant, trop humide ou mal chauffé.
Les conséquences sur les parcours de vie sont réelles. Plus des deux tiers des jeunes (68 %) ont renoncé à au moins un élément fondamental : la ville de leur choix, un centre-ville, ou ont été contraints de déménager. Plus grave encore, 3 jeunes sur 10 ont déjà renoncé à un emploi à cause de leur situation de logement, et 1 sur 5 a renoncé à avoir des enfants.
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