A quels niveaux sont les taux de prêts immobiliers actuels sur 15 ans ? 20 ans ? 25 ans ? Y a-t-il une différence si l'on emprunte en Rhône-Alpes, en Alsace ou en Bretagne ?
Pour vous apporter la réponse la plus fiable et la plus précise, Empruntis observe et enregistre les taux pratiqués par les banques. Chaque mois nos banques partenaires, nationales, régionales ou en ligne, nous transmettent leurs grilles de taux nous donnant ainsi une vision globale des taux d'intérêts pratiqués.
Automatiquement mis à jour à chaque réajustement, notre baromètre ci-dessus vous indique le meilleur taux immobilier région par région et durée par durée.
Afin de pouvoir juger pleinement le niveau des taux d'intérêt (sont-ils hauts, bas, en hausse ou en baisse ?), Empruntis met également à votre disposition ci-dessous un récapitulatif de leur évolution sur les quatre dernières années.
Analyse faite au 15.12.2016
Quelle est la tendance des taux d'intérêt en décembre 2016 ? Empruntis décrypte les évolutions des derniers barèmes de taux de prêt immobilier régionaux.
La fin de l'année 2016 est marquée par la hausse des taux de crédit immobilier. Pour rappel, ces derniers avaient atteint des records à la baisse tout au long de l'année.
Amorcée en novembre après la remontée des Obligations assimilables au Trésor (OAT), la hausse des taux immobiliers s'est installée au mois de décembre 2016.
En début de mois, les banques affichaient des taux supérieurs de 2 à 20 centimes (taux mini et taux moyens selon les durées d'emprunt). La dynamique se maintient à la mi-décembre avec des hausses de 1 à 10 centimes, tous taux confondus.
L'augmentation des taux immobiliers reste pour l'heure limitée puisque 24 taux mini et 15 taux moyens sont stables. 18 taux mini et 27 taux moyens enregistrent des hausses. Les taux du marché sont donc principalement concernés par la remontée des taux d'emprunt immobilier notamment pour les durées les plus courtes.
En décembre 2016, les régions qui modifient le plus leurs taux d'intérêt sont : la région Rhône-Alpes (14 modifications) suivie par le Sud-Ouest et l'Ouest (13 taux immobiliers). Ces ajustements sont essentiellement des hausses. A l'exception du Sud-Ouest qui voit deux barèmes reculer. La région Rhône-Alpes-Auvergne est celle qui augmente le plus.
Les taux moyens affichent :
Les taux mini enregistrent :
Preuve que l'écart entre les régions est mince quels que soient la durée de l'emprunt immobilier et le taux d'intérêt concernés (moyen ou mini).
Analyse faite au 04.01.2017
Globalement ce mois-ci la tendance haussière se poursuit. Les taux remontent doucement mais sûrement mais pas de la même façon pour tous les profils et toutes les durées.
Dans le détail, nous notons que :
Ce mois-ci encore, le même mouvement à la hausse continue bien qu'il soit moins généralisé qu'en janvier, relève Cécile Roquelaure, Directrice des Etudes et de la Communication d'Empruntis. Les banques n'hésitent pas à afficher des augmentations qui peuvent aller jusqu'à 40 centimes, même si la moyenne est plutôt autour de 10 centimes. Cependant, tous les établissements bancaires ne mènent pas la même politique. Si 50% des barèmes reçus (dont 5 banques nationales) présentent des hausses, 38% nous ont adressé des barèmes à la baisse (dont 1 banque nationale). La quasi-totalité des baisses, exception faite de l'enseigne nationale, ciblent des profils premium... La hausse concerne donc tous les profils, les baisses quasi exclusivement les profils premium. Reste la négociation pour limiter l'impact de ces hausses et bien sûr la mise en concurrence. En effet, les politiques de taux peuvent varier fortement entre les établissements. Une chose est sûre : si l'impact reste limité, il est d'ores et déjà là pour les emprunteurs (cf. graphique comparaison taux mini, taux moyen et taux octroyé). »
Selon le dernier sondage CSA / Empruntis sur les Français et le crédit en 2017, 15% des Français prévoient d'acheter un bien immobilier en 2017. Parmi ceux qui ont un projet cette année :
Quant au financement, ce sondage nous a permis de relever que 92% des Français envisagent de contracter un crédit pour financer leur logement. Autre chiffre important de cette étude : la part de « sans apport ». Les Français qui ont pour projet d'acquérir une résidence principale sont 45% à envisager de contracter un crédit sans apport pour la financer.