⏱L'essentiel en quelques mots
Le rachat de crédits est une opération financière qui offre la possibilité de mutualiser ses différents prêts en cours au sein d’un nouvel emprunt. Si l’allongement de la durée de remboursement permet de réduire le montant de la nouvelle mensualité unique, certains pièges doivent être évité afin d’en tirer le meilleur parti pour la gestion de votre budget :
- le rachat de crédits ne se substitue pas à une remise en question de votre situation financière. Des optimisations budgétaires doivent être réalisées en amont pour retrouver une stabilité financière de façon pérenne ;
- le taux d’intérêt du rachat doit être bien inférieur aux taux d’intérêt des crédits rachetés pour limiter le surcoût global de l’opération ;
- la mise en place d’un rachat de crédits implique des frais divers (frais de dossier, de garantie, pénalités de remboursement anticipé) dont il faut tenir compte pour évaluer la pertinence de l’opération ;
- l’allongement de la durée de remboursement augmente le coût global du crédit, notamment du fait d’intérêts de remboursement qui courent sur une plus longue période ;
- l’accompagnement par un courtier est recommandé pour constituer son dossier et trouver l’offre la plus compétitive pour regrouper ses prêts.
Sommaire
1.Ne pas remettre en cause sa situation financière
Le rachat de crédits peut être une solution pertinente pour les emprunteurs avec un taux d’endettement trop élevé et qui éprouvent des difficultés à rembourser leurs crédits. Il offre en effet la possibilité de parvenir à des modalités de remboursement plus adaptées à sa situation financière du moment.
Pour autant, le rachat de crédits n’est pas une solution miracle dénuée de pièges. Il ne doit ainsi pas être souscrit à la légère. Avant d’être envisagé, commencez par faire un état des lieux de vos finances et prenez des mesures pour tenter d’améliorer votre situation budgétaire, votre taux d’endettement et votre reste à vivre chaque mois. Cela peut passer notamment par :
- une augmentation des ressources récurrentes : vous pouvez notamment solliciter une hausse de salaire, une promotion ou, le cas échéant, rechercher un nouveau poste mieux rémunéré. Vous pouvez également chercher à générer des revenus complémentaires grâce à une activité exercée en parallèle de votre emploi (bricolage, jardinage, etc.) ;
- une hiérarchisation et une restructuration des dépenses : faites un état des lieux de toutes vos dépenses mensuelles en distinguant trois types de dépenses :
- les dépenses incompressibles (prêts, loyers, pensions) sur lesquelles vous n’avez aucune marge de manœuvre ;
- les charges récurrentes indispensables au quotidien mais sur lesquelles vous conservez une possibilité d’optimisation (assurances, énergie, transport, forfaits divers). Voyez si vous pouvez renégocier certains de vos contrats ou faire appel à des prestataires alternatifs meilleur marché ;
- les dépenses non-essentielles : il s’agit des dépenses sur lesquelles vous avez la plus grosse marge de manœuvre (loisirs, sorties, habillement, abonnements divers). Modifiez vos habitudes de consommation par rapport à cette catégorie de dépenses, au moins le temps de retrouver une certaine respiration financière et évitez d’en engager de nouvelles. Vous pouvez notamment vous fixer des pourcentages de dépenses à ne pas dépasser chaque mois (règle des 50/30/20 à adapter à votre budget) en analysant vos relevés de dépenses mensuelles.
Le diagnostic de votre situation financière est la première étape indispensable avant d’envisager un rachat de crédits. En agissant notamment sur ces deux dernières catégories de dépenses, vous pourrez retrouver une gestion financière plus saine dans la durée une fois les prêts regroupés. Vous améliorerez par la même occasion votre reste à vivre et pourrez même constituer une trésorerie de secours.
2.Sous-estimer l’importance du taux lors d'un regroupement de crédits
Parfois sous-estimé au moment d’entreprendre un rachat de crédits, le taux d’intérêt est pourtant un élément fondamental sur lequel vous devez être particulièrement vigilant. Les intérêts d’emprunt peuvent en effet représenter parfois jusqu’à un tiers du coût total du crédit. Le moindre dixième de points en moins obtenu peut alors avoir un impact important.
Dans le cadre d’un rachat de crédits, cette baisse de taux obtenue doit cependant être suffisamment importante pour couvrir les différents frais occasionnés par la démarche. On considère ainsi généralement que la différence de taux d’intérêt doit être d’au moins 1 point par rapport à la moyenne des taux des précédents emprunts. Si les taux d’intérêt de vos précédents emprunts étaient déjà relativement attractifs, le rachat de crédits n’est donc pas forcément pertinent.
Par ailleurs, même un taux d’intérêt paraissant alléchant ne garantit pas nécessairement la pertinence de l’opération. En effet, si vous avez par exemple déjà remboursé la majeure partie des intérêts de vos anciens emprunts (la plus grande partie des intérêts sont payés en début de remboursement), contracter un rachat n’est pas forcément pertinent puisque vous allez alors devoir rembourser de nouveaux intérêts. Le taux d’intérêt est donc à mettre en rapport avec la durée restante de remboursement de vos anciens prêts.
3.Négliger les frais liés au rachat de crédits
La réalisation d’une opération de regroupement de prêts s’accompagne de différents frais qui se rapportent tant aux démarches relatives à la mise en place du nouveau prêt qu’aux conséquences de la clôture des anciens. Parmi eux, il convient donc de prendre en considération :
- les frais de dossier pour l’étude du projet de rachat et la mise en place du nouveau crédit. Ils peuvent parfois se révéler assez importants ;
- les frais de garantie, la souscription du nouveau crédit unique impliquant la mise en place d’une garantie pour couvrir un éventuel défaut de remboursement. Il s’agit le plus souvent d’une caution ou d’une hypothèque pour les propriétaires. Quelle que soit la solution choisie, elle entraîne des frais de garantie plus ou moins importants pour sa mise en place (frais d’enregistrement, émoluments du notaire, publicité foncière, etc.) ;
- les indemnités de remboursement anticipé (IRA) : sur les précédents emprunts rachetés, vous devrez la plupart du temps vous acquitter de pénalités du fait du remboursement par anticipation réalisé par l’établissement financier procédant au rachat. Ces IRA viennent compenser en partie le manque à gagner par rapport aux intérêts perçus escomptés par la banque. Ils sont cependant encadrés et ne peuvent excéder 6 mois d’intérêts ou 3 % du capital restant dû.
Au moment de réaliser son rachat de crédits, il est donc important de mettre en parallèle ces différentes données financières. Pour éviter les pièges relatifs au taux d’intérêt, reportez-vous au TAEG qui intègre les différents frais relatifs au nouvel emprunt.
4.Ne pas s’informer sur les conséquences d'une durée trop longue
L’opération de rachat de crédits est loin d’être anodine. Si elle permet de retrouver une respiration financière grâce à la réduction des mensualités de remboursement, elle implique en revanche un allongement de la durée et une augmentation du coût global du crédit.
Du fait de l’allongement de la durée de remboursement, l’emprunteur doit en effet s’acquitter d’intérêts de remboursement sur une plus longue période et donc d’un montant de remboursement global mécaniquement plus important. L’allongement de la durée de remboursement va également avec un nombre de mensualités d’assurance emprunteur à payer plus important.
Un rachat de crédits doit donc être envisagé lorsque les autres formalités d’optimisation des ressources et des charges ont été mises en œuvre. Pensez alors à comparer le coût global de votre nouveau prêt avec les coûts totaux de vos anciens crédits.
5.Ne pas faire appel à un courtier spécialisé
Pour parvenir à la solution la plus pertinente, le recours à un courtier spécialisé en regroupement de crédits est fortement recommandé.
Cet expert dispose en effet de parfaites connaissances sur le fonctionnement du rachat de prêts et peut vous aider à opter pour l’offre la plus adaptée à votre situation parmi les différentes formules.
Le courtier dispose en outre d’un réseau de partenaires avec qui il entretient des relations régulières. Il peut donc bénéficier de conditions spécifiques auxquelles vous n’auriez pas forcément accès en faisant la démarche par vous-même, à plus forte raison encore pour des profils spécifiques.
Ce professionnel peut enfin vous assister dans la constitution de votre dossier de rachat ainsi que dans son suivi avec l’établissement financier tout au long de la procédure.
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